|
Un développement
social mal partagé |
|||||||
|
|||||||
|
Un
nécessaire
effort
de
santé
publique Si
l'effort
consenti
par
l'Etat
Gabonais
en
faveur
de
l'amélioration
des
conditions
sanitaires
est
évident,
il
pêche
lui
aussi
par
le
manque
de
suivi
et
les
39
centres
médicaux,
266
dispensaires,
23
hôpitaux,
7
centres
de
santé
et
62
cases-santé
de
village,
répartis
sur
l'ensemble
du
territoire
ne
parviennent
pas
à
améliorer
sensiblement
les
taux
de
mortalité,
tant
infantiles
qu'adultes.
Au
plan
politique
la
priorité
porte
sur
le
renforcement
des
soins
de
santé
primaire,
la
protection
maternelle
et
infantile,
la
vaccination
et
la
médecine
traditionnelle.
La
réfection
des
centres
hospitaliers
est
en
cours
et
un
réel
effort
est
fait
pour
équiper
le
Gabon
de
matériel
performant.
Mais
les
médicaments
restent
chers
pour
la
majorité
de
la
population
et
l'écart
est
grand
entre
les
cliniques
privées
réservées
aux
classes
aisées
de
la
population
et
les
structures
d'Etat
ouvertes
à
tous.
Malgré
ces
disfonctionnements,
le
Gabon
fait
toute
fois
figure
de
privilégié
en
Afrique
et
la
Caisse
Nationale
de
Sécurité
Sociale
apporte
une
des
couvertures
sociales
les
plus
avancées
d'Afrique.
Dans
ce
domaine,
comme
dans
celui
de
l'éducation,
la
crise
économique
que
subit
le
pays
depuis
quelques
années
a
des
effets
extrêmement
négatifs
et
les
aides
accordées
par
l'Union
Européenne,
la
Banque
Africaine
de
Développement
(BAD)
et
la
France
sont
loin
d'être
suffisantes.
L'évangélisation
ayant
peu
à
peu
fait
disparaître
les
rites
religieux
auxquels
servaient
ces
objets,
leurs
propriétaires
se
séparèrent
sans
peine
des
masques
et
statues
devenues
sans
intérêt.
C'est
ainsi
que
le
Gabon
se
vit
dépossédé
de
véritables
chef-d'oeuvres
en
même
temps
que
du
savoir
faire
qui
accompagnait
leur
conception
et
leur
fabrication.
Ce
n'est
que
récemment
que
les
dirigeants
Gabonais
ont
pris
conscience
de
cette
perte
irréparable
et
des
efforts
considérables
sont
faits
pour
sauvegarder
ce
qui
peut
encore
l'être.
Les
quelques
gardiens,
des
traditions
qui
vivaient
encore
dans
les
zones
reculées
du
pays,
comme
les
Mitsogho
adeptes
du
Bwiti,
ont
retrouvé
l'importance
qu'ils
avaient
perdue.
Ce
renouveau
des
traditions,
bien
qu'encore
discret,
permet
à
une
génération
de
jeunes
artistes
d'apparaître,
associant
avec
bonheur
tradition
et
modernisme.
Les
différentes
formes
artistiques
qui
connaissent
un
renouveau
certain
sont
très
variées
:
la
sculpture,
la
vannerie,
les
talismans
et
la
fabrication
de
masques
en
sont
des
éléments
visibles.
Mais
c'est
dans
la
musique
et
la
littérature
qu'apparaissent
les
figures
les
plus
marquantes.
Les
instruments
traditionnels
que
sont
l'arc
musical
(ibita),
le
balafon,
les
xylophones,
les
harpes
et
les
cithares
font
une
réapparition
en
force
de
même
que
les
groupes
de
danseurs
et
chanteurs
traditionnels,
fardés
de
kaolin,
de
poudre
de
bois
rouge
et
de
charbon,
costumés
de
raphia.
Dans
la
mode,
avec
Olga
0,
le
même
retour
aux
traditions
est
lui
aussi
sensible.
Le
Mvett,
conte
oral
chanté
et
dansé
caractéristique
de
la
culture
Fang,
connaît
lui
aussi
un
regain
d'intérêt.
Certes,
le
Gabon
souffre
cruellement
d'une
acculturation
visible.
Mais
de
nombreux
groupes
traditionnels
qui
n'ont
rien
de
folklorique,
des
artistes
de
talent
à
la
stature
régionale,
voire
internationale,
et
des
artisans
de
plus
en
plus
nombreux,
sont
en
train
de
créer
un
fort
courant
culturel
qui
ne
passe
pas
inaperçu
et
commence
à
modifier
la
perception
négative
que
les
Gabonais
ont
trop
souvent
de
leurs
traditions.
|
|||||||