Perspectives 2000-2001

La situation nationale

Manganèse

En 2000, la production et les ventes se situeraient respectivement à 1 925 milliers de tonnes et 1 950 milliers de tonnes.
L'activité de la COMILOG porterait aussi en 2 000 sur les agglomérés après la fin de la construction du Centre industriel de Moanda. Cet important investissement avoisinerait les 47 milliards de FCFA.

Bois 

La production et les exportations de grumes, en 2000, dépendraient entre autres du maintien de la mesure autorisant certains exploitants forestiers à exporter librement les bois d'Okoumé et d'Ozigo et d'autres mesures que le Gouvernement pourrait mettre en place. La production et les exportations en 2000 pourraient se situer au-dessus de 2,5 millions de mètres cubes, toutes essences confondues. 

Agriculture

Les perspectives de ce secteur en 2000 dépendent de la situation économique du pays vis à vis des bailleurs de fonds.
En l'an 2000, les cultures vivrières pourraient augmenter de 10% si l'Etat fait des efforts dans les travaux d'aménagement du réseau routier axe Sud.
La production des cultures de rente connaîtrait un avenir incertain compte tenu de la crise financière que connaissent les entreprises opérant dans cette branche.µ
La production et le chiffre d'affaires des cultures maraîchères pourraient baisser de 10 à 20% en l'an 2000 si l'Etat ne leur verse pas les subventions.
L'activité de l'élevage pourrait se dégrader davantage, surtout celle de SOGADEL. Cette société pourrait même fermer avant sa privatisation  effective.
La pêche pourrait connaître une hausse de 25 à 30% si l'Etat renoue avec les bailleurs de fonds.

Industries

L'activité des entreprises du secteur va encore se dégrader fortement l'année prochaine en l'absence de toute injection de trésorerie dans le système productif.
Les industries gabonaises, même celles qui ont déjà la certification des normes ISO, risquent de ne pas être compétitives pour faire face à la mondialisation; elles sont toujours pénalisées par les coûts des facteurs très élevés, notamment le coût du transport maritime.
Pour les entreprises de seconde transformation travaillant avec le secteur pétrolier et para-pétrolier, en l'absence de nouvelles grosses découvertes de pétrole, leur espoir repose sur le démarrage des travaux sur Atora prévu pour le mois de mars 2000.
La situation des agro-alimentaires sera fonction de l'évolution de la conjoncture économique nationale. On notera cependant quelques particularités dans les domaines suivants : 

Minoterie et aviculture

En l'an 2000, la SMAG prévoit d'investir dans les outils de production de minoterie et d'élevage afin d'améliorer ses capacités de production et sa compétitivité face à l'extérieur. Suite à ces investissements, elle envisage un accroissement des productions de 21,82% en farine, 42,53% en issues et 16,1% en œufs.
Pour la SIAEB, les pouvoirs publics attendent un éventuel repreneur pour sa privatisation; mais au préalable, un assainissement des comptes financiers s'impose. 

Huiles et corps gras

En 2000, l'activité .d'AGROGABON demeurerait morose; l'entreprise n'a  pas  prévu  des  investissements  nouveaux,  faute  de  ressources propres suffisantes, pour rénover son outil de production et affronter avec efficacité la concurrence, déjà rude, des produits importés. De plus, l'Etat, principal actionnaire, n'accorde plus de subventions d'investissement à AGROGABON, inscrite sur la liste des entreprises à privatiser.

Transformation du manioc

 En 2000, les perspectives de production seraient bonnes, car la SAPA maîtrise déjà les circuits d'approvisionnement de la matière première (les tubercules de manioc); de plus, ayant récemment adapté son unité de production aux capacités de consommation locale, elle réaliserait un chiffre d'affaires global de 1,8 milliards de francs cfa. 

Sucre

En 2000, il est prévu l'achat un broyeur de 250 000 tonnes de cannes, pour réaliser une production de sucre de 17 000 tonnes (soit 2 100 tonnes de cannes à sucre à broyer par jour), dont une partie sera exportée à partir de 2001. 

Boissons

En 2000, Sobraga réaliserait des investissements de capacité pour environ 2 milliards de francs cfa, destinés à l'amélioration de l'unité de  production afin de mieux affronter la concurrence qui sévit surtout au nord du Gabon.
Pour Eauleco en revanche, l'activité en 2000 s'améliorerait si l'Etat décaisse la subvention destinée à diversifier l'activité et à changer l'emballage de l'eau minérale pour mieux affronter la concurrence.

Distribution des ouvrages et autres journaux

La baisse de 10,3 % du chiffre d'affaires observée en 1999 devrait se poursuivre en l'an 2000, du fait que la reprise économique est encore hypothétique ; de plus le gouvernement de la République aurait promis la gratuité des manuels scolaires aux ménages.

Edition et Publicité

L'activité d'édition pourrait s'améliorer. En effet, la SONAPRESSE envisage en 2000, de réaliser des investissements de capacité (le renouvellement de la rotative en particulier), en vue d'améliorer la productivité et la qualité du produit (l'édition du quotidien l'UNION en particulier), ce pour satisfaire au mieux la clientèle actuelle et, répondre à l'ouverture des  marchés  intérieurs en  émergence  (Woleu-Ntem  et Moyen-Ogooué).

BTP

En 2000, II est prévue une forte activité privée. Il s'agit entre autres de la construction des usines de déroulage et de transformation de bois qui a débuté en 1999, de la construction du complexe industriel minéralier de Comilog et des projets d'extension du réseau de la Société d'Energie et d'Eau du Gabon.

CNI

En l'an 2000, la compagnie espère reconquérir ses parts de marché grâce l'acquisition future de deux bateaux. 

Les auxiliaires de transport

En  l'an 2000, on espère une reprise de l'activité. La Banque islamique de développement (BID) se propose de financer un certain nombre de projets en matière de route, d'aéroports et de transports.
Par ailleurs, les opérateurs du secteur Auxiliaires de Transports pensent qu'une reprise d'activité est possible si le champ pétrolier Atora rentre effectivement en production au cours de l'année 2000. 

Produits pétroliers

En l'an 2000, les investissements du GPP connaîtront une hausse d'environ 49,9%. Ils concerneront l'ouverture de nouvelles stations service et la réfection des stations existantes. Suite à ces investissements, le GPP accroîtrait son chiffre d'affaires de 1,8%. La valeur ajoutée continuerait de baisser (-27,4%). 

Commerce général

Le chiffre d'affaires du commerce général structuré pourrait chuter de 1,5%, et les investissements baisseraient de 20,6% compte tenu de la conjoncture économique. La valeur ajoutée serait stable.

Commerce des produits pharmaceutiques

Le chiffre d'affaires des produits pharmaceutiques pourrait augmenter de 1,1% par rapport à l'année précédente s'il y a reprise de l'activité. Les investissements baisseraient de 10,4%. 

Commerce des véhicules

Le chiffre d'affaires des véhicules pourraient baisser de 15,8% en l'an 2000, si la situation économique actuelle ne s'améliore pas. Les investissements baisseraient de 63,5%.

Les services rendus aux particuliers

En 2000 le chiffre d'affaires diminuerait de 2,6% en comparaison à l'année précédente du fait de l'incertitude de la relance de l'activité économique. La valeur ajoutée augmenterait néanmoins de 1,2% en référence à 1999. La tendance des investissements, quant à elle, serait à la baisse avec une diminution de 3% en 2000, compte tenu de la baisse de l'activité.

Les services de réparations

En 2000, les opérateurs prévoient une embellie du chiffre d'affaires de 46,6% par rapport à 1999, si l'Etat honore au moins une partie de la dette intérieure. Ils n'envisagent pas d'investissements significatifs d'où leur déclin de 12,4% par rapport à 1999.

Les services immobiliers

Le chiffre d'affaires augmenterait de 45,5% en 2000 par rapport à 1999. Cette hausse proviendrait de la livraison aux clients des logements déjà prêts.
En l'an 2000, les services immobiliers augmenteraient leurs investissements de 35%. Ces investissements concerneraient la construction de nouveaux logements.

Le compte de refinancement de l'habitat (CRH-GABON)

Pour l'avenir, la réussite du mécanisme mis en place pour refinancer le crédit à l'habitat passe entre autres par :
- un cadre foncier efficace, rapide, peu coûteux dans l'attribution des terrains et un processus rapide d'enregistrement des titres définitifs ;
- le renforcement de l'accession au logement, en encourageant l'au to -construction, l'installation des investisseurs étrangers et des PME locales dans le secteur ;
- la prise en charge par l'Etat des ménages les plus nécessiteux qui ne répondront probablement jamais aux critères financiers des banquiers par des subventions directes pour l'achat des logements ;
- le développement des produits financiers tels que l'épargne logement et les prêts hypothécaires ;
- l'encouragement et le développement du marché locatif privé.

SEEG

En 2000, l'activité devrait évoluer au taux de 3% environ aussi bien pour l’électricité que pour l’eau. Grâce à la nouvelle Centrale au fuel lourd, les consommations d'exploitation connaîtraient une diminution ait évoluer au taux de 3% environ aussi bien pour l'électricité que pour l'eau. Grâce à la nouvelle Centrale au fuel  significative de près de 12%.
Un niveau important d'investissements est prévu, compte tenu de l'achèvement de la Centrale au fuel lourd et de sa mise en service.