Perspectives 2000-2001

La situation internationale

Après une évolution de l'économie mondiale satisfaisante en 1999,la croissance dans le monde en 2 000 serait de 4%. Les échanges internationaux de biens et de service augmenteraient de 8% et l'inflation se contiendrait à moins de 2%. Ces bons indicateurs sont le fait de la vitalité de l'économie américaine nourrie par une exceptionnelle croissance de la demande intérieure, mais aussi de la reprise soutenue dans les pays émergents d'Asie.

Les pays du G7 afficheraient une croissance de 3,3% en 2000. Les pays en transitions devraient connaître quelques difficultés relatives aux réformes structurelles et budgétaires engagées dans chaque pays. Le taux de croissance serait globalement de 2,5%. La république Tchèque connaîtrait une timide reprise de la croissance à 1,6%.

La croissance des pays en développement serait de 5,4% en 2000.Les pays émergents d'Asie connaîtraient une croissance de 6%. Pour les pays d'Amérique Latine, notamment le Brésil et l'Argentine, la croissance devrait progresser à 3,5%. La Chine poursuivrait sa lancée et serait à 7% de taux de croissance. L'Afrique enregistrerait une croissance de 4,4%; en Afrique sub-saharienne, elle serait de 3,2%. 

L'activité

Aux Etats Unis, la croissance serait de 4,4%. La Réserve Fédérale prévoirait un resserrement progressif de taux d'intérêt à 6,5% ou 7% pour ramener la demande à un niveau compatible avec les capacités productives de l'économie américaine 
Au Japon, la reprise de l'activité évoluerait lentement. Mais le risque de retomber dans la récession demeure, faute d'un soutien de la demande intérieure.
Dans les pays de la CEE, la faiblesse de la monnaie unique a apporté un regain de compétitivité appréciable de la demande intérieure . Le taux de croissance progresserait de 3,2% en 2000
En France, la consommation des ménages, la reprise des investissements et des exportations impulseraient la croissance qui serait de 3,5% en 2000.
En Allemagne, la croissance serait de 2,3% en 2000 du fait d'une demande intérieure atone et des exportations en recul. En Angleterre, elle serait de 2,7%. 

L'inflation

 Aux USA, le taux d'inflation pourrait passer à 2,7% en 2000. Au Japon, il serait nul. En Europe, il se maintiendrait sous la barre de 2%.
En France, la pouvoir d'achat des ménages devrait croître, mais le taux d'inflation ne dépasserait pas 0,9%. En Allemagne, il serait relevé à 1,3%. Au Royaume-Uni, il ne dépasserait pas les 2,6%.

Le chômage

Au USA, en 2000, le taux de chômage resterait proche de son plus bas niveau de la décennie, ce qui contribue à soutenir la consommation des ménages. Ce taux s'établirait à 4,2%.
Au Japon, le taux reste inchangé par rapport à 1999, soit 4,7%.
En Europe, le taux de chômage baisserait et avoisinerait les 8,5% de la population active en 2000. En France, le taux de chômage se situerait à 10,3%. En Allemagne, la nette accélération de l'activité devrait permettre le recul du taux de chômage à 8,7% en 2000. Au Royaume-Uni, il  serait  ramené  à  6%.

l'évolution des marchés mondiaux

La reprise asiatique et la croissance de la production industrielle en Europe en 2000 devraient soutenir la demande de matières premières industrielles tout au long de l'année. Seul un ralentissement de la croissance américaine pourrait peser sur la demande.
Du .côté de l'offre, les producteurs de matières premières alimentaires, dont les prix se sont effondrés au cours de l'année, commencent à s'organiser pour réduire leur production et ainsi, ramener les cours à un niveau plus élevé.

Le pétrole

Jusqu'au 27 mars 2000, le prix du baril de pétrole a connu une ascension fulgurante, atteignant 32 dollars. La fixation à partir d'Avril 2000 de la production de l'or noir à 1,450 mb/j par le Cartel OPEP devrait stabiliser le cours du baril. Compte tenu de la demande de pétrole en 2000 (2,5%, contre 1,3% en 1999) et du ralentissement des investissements pétroliers dans la plupart des pays producteurs, le cours du baril pourrait se situer entre 25 et 28 dollars.

La manganèse

Le maintien de l'activité dans la zone Euro et la forte croissance aux Etats-Unis devraient encourager une augmentation de la production du manganèse en 2000.
Le production de sucre s'élèverait à 134,17 Mt en 1999/2000, contre 134,57 Mt la campagne précédente, alors que la consommation serait de 130,59 MT, contre 128,06 Mt en 1998/1999.
La hausse de la consommation de 2%, conjuguée avec la baisse de l'offre de 0,3% devraient mécaniquement entraîner une  hausse des cours estimée à 8%. 

Le café

En 2000, la consommation de café dans les pays développés serait stable et  la production de café devrait probablement continuer de croître, notamment au Mexique, en Côte d'Ivoire, en Equateur et en Inde, ce qui induit une poursuite de la baisse des prix.

Le cacao

Le marché du cacao serait caractérisé par un excédent de 100.000 tonnes sur la campagne 1999/2000 et ce, malgré la baisse des prix réels aux producteurs dans la plupart des pays exportateurs (-66% en Indonésie, -50% en Côte d'Ivoire, -15% au Ghana entre 1998/99 et 1999/2000).
L'évolution décroissante des cours se traduirait par une certaine volonté de réduction de l'offre sur le marché par les principaux pays producteurs afin de remonter les cours du cacao à environ 2%. 

L’huile de palme

Le marché de l'huile de palme serait morose cette année en raison essentiellement de la perspective d'une récolte record en Malaisie (premier producteur mondial) chiffrée à 10,95 Mt. 

L'or

Le cours du métal jaune connaîtrait un léger recul en dessous de 290 dollars l'once.
Cette  tendance  s'expliquerait  par l'objectif de  la  Banque d'Angleterre de ramener les réserves de 715 à 300 tonnes. Pour atteindre ce dernier, le Trésor britannique a annoncé une série de six ventes de 25 tonnes chacune sur la période 2000/2001 à partir du mois de mai 2000. 

Le caoutchouc

En 2000, la demande de caoutchouc serait en forte progression, notamment en raison de la reprise asiatique, pendant que l'offre resterait modeste, ce qui contribuerait au redressement des prix d'environ 9%.