grandeurs macro-économiques

Les ressources du système monétaire

Les ressources du système monétaire large s'établissent à 600,4 m liards en décembre 1999 contre 619,0 milliards en décembre 1998, se une baisse de 3 %.   

Situation monétaire consolidée en milliards de FCFA

        Variation (%)
  Dec. Déc. Déc. Déc. 98 Déc.99
  1997 1998 1999 Déc. 97 Déc.98
Disponibilités monétaires 294.5 283.4 270.4 -3.90% -4.60%
Monnaie fiduciaire 121 124.7 105.2 2.80% -15.60%
Monnaie scripturale 173.5 158.7 165.2 -8.50% 4.10%
Quasi-monnaie 170.3 172.9 178.4 1.60% 3.10%
Masse monétaire 464.8 456.3 448.8 -1.90% -1.60%
Ressources extra-monétaires 176.4 162.6 151.6 -7.80% -6.80%
Total ressources 641.2 618.9 600.4 -3.00% -3.00%

Situation monétaire consolidée en milliards de FCFA (suite)

        Variations (%)
Déc. Déc. Déc. Déc. 98 Déc. 99
1997 1998 1999 Déc. 97 Déc.98
Avoirs extérieurs nets                 97,4 -48.7 -46.5 -150% 4.00%
Crédit intérieur                             543,8 667.6 646.9 22.80% -3.10%
. Créances sur l'économie            351,3 364.5 375.4 3.60% -2.00%
. Créances nettes sur l'Etat         192,5 303.1 289.5 57.40% -4.50%
Total contreparties                   641,2 618.9 600.4 -3.50% -3.00%

Source : B.E.A.C.

La masse monétaire 

La masse monétaire s'élève à 448,8 milliards de FCFA au 31 décembre 1999 contre 456,3 milliards l'année précédente, soit une baisse de 1,6%. Les deux composantes de la masse monétaire enregistrent une évolution contrastée : les disponibilités monétaires s'inscrivent à la baisse, tandis que la quasi-monnaie s'accroît. 

Les disponibilités monétaires

 Cette composante de la masse monétaire se chiffre à 270,4 milliards de FCFA en 1999 contre 283,3 milliards l'année précédente, soit une diminution de 4,6 %. Les disponibilités monétaires ne représentent plus que 60,2 % de la masse monétaire en 1999, alors qu'elles en atteignaient 62 % l'année précédente. Ce recul de la liquidité intérieure provient de la forte baisse de 15,6% de la monnaie fiduciaire qui passe de 124,7 milliards en 1998 à 105,2 milliards en 1998, du fait du tassement de l'activité économique au cours de l'année.
La monnaie scripturale s'est, en revanche, consolidée de 4,1 %, atteignant 165,2 milliards en 1999 contre 158,7 milliards en 1999.

La quasi-monnaie

 Les dépôts à terme et d'épargne s'élèvent à 178,4 milliards de FCFA en 1999 après un niveau de 173 milliards l'année précédente, soit une hausse de 3,1 %. Les ressources quasi-monétaires représentent 40 % de la masse monétaire en 1999 contre 38% en 1998.

  La confiance dans le système bancaire national et la nécessité de se prémunir contre les fluctuations économiques défavorables expliquent. cette évolution. 

Le taux de couverture des crédits à l'économie par la quasi-monnaie s'établit à 50 % en 1999 contre 47,4 % en 1998 ; le taux de couverture du crédit intérieur par les dépôts à terme passe de 26% en 1998 à 27,5 % en 1999. Le taux de liquidité de l'économie (masse monétaire/PIB) est de 16,6 % en 1999 après 16,9 % en 1998. La pression sur la trésorerie des entre-prises et de l'Etat, déjà forte l'année précédente persiste en 1999, et devient plus contraignante à cause de la politique restrictive de crédit de la BEAC. La vitesse de circulation de la monnaie (PIB /masse monnaie passe de 5,9 en 1998 à 6 en 1999, reflétant ainsi un recul du volume des transactions, du fait de la contraction de l'activité économique.   

Les ressources extra-monétaires

 Elles comprennent les emprunts extérieurs à moyen et long termes, les fonds propres du système bancaire, les allocations de DTS et les autres postes nets. 

Les ressources extra-monétaires s'établissent à 176,4 milliards en décembre 1999 contre 151,6 milliards en décembre 1998, soit une baisse de 6,8 %. Ce recul est essentiellement le fait de l'aggravation du déficit des  Autres  Postes  Nets  (comptes  exigibles  après  encaissement valeurs immobilisées nettes, comptes de résultats, titres et opérations inter-bancaires) qui passe de -5,2 milliards en décembre 1998 à -10,2 milliards en décembre 1999, soit une régression de 96 %, même si les fonds propres des banques accusent également une légère régression de 4 % (168,0 milliards en décembre 1999 contre 161,8 milliards en décembre 1999).