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Perspectives 2000-2001 |
| Les prévisions budgétaires | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Les budgets prévisionnels
sur la période 2000-2001 s'inscriraient dans le cadre de l'ajustement des
finances publiques avec pour principaux objectifs la réduction et la
rationalisation des dépenses de l'Etat et l'amélioration du rendement de la
fiscalité. Ces objectifs sont impératifs en raison de la crise d'endettement
que connaît le pays. Ainsi sur la période
2000-2001, le solde primaire devrait s'améliorer sensiblement. Il passerait de
446,6 milliards à 543,1 milliards. Cependant, il
convient d'observer qu'en raison du poids de la dette, les budgets 2000-2001
feraient apparaître des besoins de financement importants d'où la nécessité
de conclure un programme d'ajustement structurel avec le FMI. Les recettes Les recettes sont prévues
à 1016,5 milliards de FCFA en 2000. Celles-ci comprennent les recettes pétrolières
évaluées à 665,1 milliards de FCFA et 351,4 milliards de recettes hors pétrole.
En 2001, les recettes sont projetées à 1148,1 milliards avec 760,1
milliards en recettes issues du secteur pétrolier. Les recettes pétrolières
seraient en augmentation de 24,9% en 2000 et de 12,7%, l'année suivante. Si
l'augmentation des recettes pétrolières en 2000 provient de la bonne tenue des
cours (23,5$ le baril), la hausse modérée en 2001 est imputable aux régularisations
au titre de l'impôt sur les bénéfices de l'exercice 2000. Il convient
toutefois de noter que les estimations de clôture des recettes pétrolières en
2000 seraient largement supérieures (plus du double) aux prévisions de la loi
de finances initiale (l'hypothèse retenue pour le prix du baril en loi de
finances initiale étant de 15$). Les recettes non pétrolières
régresseraient d'abord de 351,4 milliards contre 445 milliards en 1999) avant
de s'établir à 388,1 milliards en 2001. La baisse observée en 2000 provient
de l'incorporation des redressements fiscaux dans les " autres recettes
" en 1999. La progression constatée en 2001 repose sur les droits de
douane (19,3%) et sur les impôts indirects (5,7%). Cette hausse suppose une plus grande efficacité des administrations fiscales et un élargissement de la base imposable induite par la reprise économique et la suppression des exonérations Tableau des recettes (en milliards
de FCFA)..
Source : DGB, Trésor Les dépenses La volonté du
gouvernement d’assainir les finances publiques se traduirait par une forte réduction
des dépenses de fonctionnement, les dépenses en capital se développant pour
tenir compte des objectifs de croissance et de réduction de la pauvreté. En effet, les dépenses
de fonctionnement devraient s’établir à 449,9 milliards et 455 milliards en
2001 contre 467,7 milliards en 1999. Les dépenses de fonctionnement sont donc réduites
3,2% en 2000 pour croître légèrement en 2001 (1,1%). Cette contraction
concerne aussi bien les salaires que les postes « biens et services »
et « transferts et subventions ». La masse salariale serait
globalement maîtrisée en 2000-2001, celle-ci n’augmentant que de 0,8% en
moyenne soit à un rythme inférieur à l’inflation (2%) et aux glissements
catégoriels (2,5%). Les investissements seraient évalués à 120,4 milliards en 2000 et devraient progresser de 25% l’année suivante. Elles devraient être financées à 20% sur fonds extérieurs. Par ailleurs, 80% de ces dépenses en capital seraient affectées aux secteurs productifs et sociaux. Tableau des dépenses hors dette
(en milliards de FCFA).
Source : DGB, Trésor * il convient d' ajouter 44 milliards de prêts et avances pour avoir les dépenses totales. La dette
publique Le service de la
dette, estimé à 1497,9 milliards en LFI 2000 s'établirait à 1187 milliards
en LFR 2000(avec la prise en compte des résultats de l'audit intérieur). Il
devrait toutefois se réduire en 2001 pour atteindre 595,1 milliards, cette réduction
proviendrait du traitement attendu des négociations avec les Institutions
Financières Internationales. Répartition du Service de la dette publique
Source : estimations DGCP\FMI La variante Du fait des
contraintes s'exerçant sur l'offre dans les pays producteurs et du maintien
d'une forte demande mondiale, les prix du pétrole en 2000 seraient plus élevés
que prévu. Ainsi, le prix du baril de pétrole projeté à 23,5 $ pourrait
atteindre le niveau de 25,5$ en moyenne annuelle. Cette augmentation du prix du
brut aurait un impact significatif sur les recettes budgétaires
et partant sur l'équilibre financier de l'Etat. En effet, la
progression de deux (2) points du prix du pétrole induirait ne plus-value de
34,2 milliards au niveau des recettes pétrolière celles-ci passant de 665,1
milliards à 699,3 milliards. Les recettes pétrolières croîtraient de 5,1%
par rapport à l'hypothèse de base et augmenterait de 89,6% par rapport à
l'année précédente.
Source : DGE |