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grandeurs macro-économiques |
| La politique monétaire | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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En 1999, la politique monétaire s'inscrit dans un contexte économique et financier marqué par une forte contrainte budgétaire. Elle vise la maîtrise de la liquidité intérieure en vue d'assurer la stabilité des prix et soutenir les efforts de redressement économique. Comparaison Objectifs - Réalisations
La politique monétaire
restrictive de la BEAC s'est traduite par une contraction de la création monétaire
; ainsi, la masse monétaire dont l'objectif de croissance était fixé à 0,4 %
enregistre une baisse de 1,6 % Cette contraction de la masse monétaire est également
le reflet de baisse de l'activité économique au cours de l'année. De même,
le taux de liquidité de l'économie s'inscrit en deçà des prévisions : 16,6
% au lieu de 17,8 % prévu. La vitesse ce circulation de la monnaie (6) se situe
très légèrement au dessus du niveau attendu (5,9). L'objectif d'une
reconstitution de 65,5 % des Avoirs Extérieurs Nets en fin 1999 n'est pas
atteint. Les réserves de change se sont certes reconstituées de façon
substantielle : de-150% en 1998, l'évolution est de 4 % en 1999, mais elle
reste bien en-deçà de l'objectif fixé. Par contre, le solde du compte d'opérations
se consolide de 37 %, passant de 8,1 milliards en fin 1998 à 11,1 milliards en
fin 1999. Reflétant cette consolidation des réserves de change, le taux de couverture extérieure de la monnaie (taux de couverture des engagements à vue par les avoirs extérieurs) s'est amélioré de 5,6 points en décembre 1999, avec un taux de 15,8 % contre 10,2 % en décembre 1998 ; mais II demeure en deçà du taux statutaire (20 %) et de l'objectif visé (26,2 %). Le crédit intérieur a baissé comme attendu, mais dans une moindre proportion que prévu. D'un objectif de -4,4 %, le recul est de -3,1 %.
Cette évolution est le fait d'un moindre recul des crédits nets à l'Etat
(-4,5 % au lieu des -7,6 % prévu). Les crédits à l'économie par contre
enregistrent une baisse plus que proportionnelle à celle attendue (-2 % au lieu
de-1,7% prévu). En 1999, l'inflation
recule sensiblement, passant d'un taux de 2,1 % en 1998 à -0,7 % en moyenne
annuelle. C'est le résultat à la fois de la contraction de la masse monétaire
(M2) et de la politique restrictive de la BEAC. La politique
des taux d'intérêt La politique des taux est restée stable au cours de l'année. Les taux directeurs et les conditions de banques n'ont été réaménagés qu'une seule fois à la hausse. Ainsi, le 12 mai 1999, le Taux d'Intérêt d'Appels d'Offres (TIAO) est élevé à 7,6 % contre 7 % , celui des Prises en Pension (TIPP) à 9,6% au lieu de 9 %. Le Taux Créditeur Minimum (TCM) est passé de 4,75 % à 5%, celui des Avances au Trésor Nationaux (TATN) de 7 % à 7,6%. Par contre, le Taux de Pénalité aux Banques (TPB) et le Taux Débiteur Maximum (TDM) sont restés inchangés, respectivement à 15 % et 22 %. Taux d'intervention de la BEAC et
conditions bancaires
Source : BEAC Le Taux d'Intérêt
Sur Placements (TISP), a été également réaménagé à la hausse et s'établit
comme suit pour les différentes échéances : Le
refinancement bancaire La Politique de
refinancement bancaire est, avec la fixation des taux d'intérêt, l'autre
instrument utilisé par la BEAC dans le cadre de sa mission de contrôle et de
gestion de la liquidité au sein des économies de la sous-région.
L'objectif de refinancement représente le potentiel de liquidité que
l'Institut d'émission est susceptible d'injecter en faveur des banques dans le
cadre du marché monétaire. Evolution des principaux soldes de la balance des paiements : 1998/1999
En mai 1999,
la BEAC a réduit de 20% le plafond de refinancement pour le Gabon, le fixant à
12 milliards de FCFA contre 15 milliards précédemment. Cette mesure, en
plus de la dissuasion exercée par le réaménagement à la hausse des taux
d'intervention de la Banque Centrale, a permis de contenir la création monétaire.
Elle a par ailleurs permis de maintenir à un niveau raisonnable l'encours moyen
des interventions de la Banque Centrale en faveur des banques primaires (en
moyenne 11 milliards par mois), évitant ainsi une trop forte expansion du crédit,
et partant le risque inflationniste. |