grandeurs macro-économiques

Le PIB optique offre 

En 1999, en dehors du secteur forestier qui enregistre une hausse significative de son activité, le reste de l'économie est morose. 

  Valeur ajoutée par secteur (Mds de FCFA) Poids de chaque secteur dans le PIB en 99 (%) Taux de croissance 99/98 Contribution à la croissance en 1999
  1998 1999
Produit intérieur brut 2645 2830.6 100 7 7
Pib marchand 2366.9 2535.7 89.6 7.1 6.4
Secteur primaire 961.8 1308.5 46.2 36 13.1
Agriculture, élévage, peche 134 137.4 4.9 2.5 0.1
Exploitation forestière 51.7 72.4 2.6 40.1 0.8
Pétrole brut 713.8 1041.8 36.8 46 12.4
Mines 62.3 56.9 2 -8.7 -0.2
Secteur secondaire 365 302.4 10.4 -17.1 -2.4
Industries agro-al., boissons 44.9 43.4 1.5 -3.4 -0.05
Industrie du bois 16.1 18.3 0.6 13.7 0.1
Autres industries 87.4 82.9 2.9 -5.2 -0.2
Raffinage 16.2 16.9 0.6 4.2 0
Electricité, Eau 29.3 33.7 1.2 15 0.2
BTP 158.8 99.3 3.5 -37.5 -1.3
Services pétroliers 12.3 8 0.3 -35 -0.1
Secteur tertiaire 1040.1 924.8 32.7 -11.1 -4.4
Transports & Communic. 172.2 148.2 5.2 -13.9 -0.9
Services pétroliers 362.3 340.3 12 -6.1 -0.7
Commerce 250.8 244.6 8.6 -2.5 -0.2
DTI et TVA 235.8 173.1 6.1 -26.6 -2.4
Banques et assurances 19.1 18.6 0.7 -2.5 0
Services non marchands 278.1 294.9 10.4 6 0.6

Source :DGE

La hausse nominale du PIB pétrolier (+46,1%) résulte de la remontée du prix du baril qui passe de 11,57 $US en 1998 à 17,10 $US en 1999 soit une hausse de 47,8%, alors que dans le même temps, la production baisse de 11,3% en 1999. Cette baisse de la production pétrolière explique le très fort déclin des services pétroliers (-35%), principale conséquence d'une politique de réduction et de rationalisation de coûts de la part des sociétés pétrolières et du doute quant à existence d'éventuels gisements aux larges des côtes gabonaises. 

L'exploitation forestière, malgré sa faible contribution à la croissance du PIB, augmente de 40,1% en 1999. Cela s'explique d'une part par une production plus élevée (+32%) suite à la consolidation de la demande asiatique et d'autre part par une augmentation du prix des différentes essences en tête desquelles l'okoumé dont la valeur marchande s'apprécie de 32% en 1999. Les industries du bois suivent le même mouvement (+13,7%) notamment grâce aux activités de déroulage. Le secteur minier par contre connaît un recul de 8,7% avec la fermeture effective de la COMUF en juin 1999. 

Les BTP sont le secteur le plus touché par la récession. En effet, la contraction de la demande publique d'investissement de 59,7% ajoutée au non-paiement par l'Etat des arriérés sont à l'origine du déclin de son activité de 37,5% et partant de la baisse des effectifs salariés de 4,8%. Les industries agro-alimentaires marquent un repli de 3,4% du fait de la réduction de la consommation des ménages et de la mauvaise situation financière d'Agrogabon. L'activité des autres industries baisse aussi de 5,2% sous l'effet de la réduction de l'activité dans les BTP, du non paiement des arriérés de l'Etat et de la baisse de la consommation publique. 

La réduction du coût du gasoil au premier semestre de l'année 1999 a permis au secteur énergie de croître de 15%. Le secteur du raffinage s'est également bien comporté (+4,2%) grâce notamment à la mise en place du système d'indexation des prix des produits raffinés.

  Les activités du tertiaire, qui d'une part sont fortement dépendantes des activités du primaire et du secondaire et du niveau des dépenses de biens et services de l'Etat, et d'autre part subissent une concurrence féroce du secteur informel enregistrent une diminution nominale de leur valeur ajoutée. Ainsi, les transports baissent de 13',9%, l'es services de 6,1% et le commerce de 2,5%.