| Le partage du gâteau | |||
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L'exploration
fastidieuse de l'intérieur Le règne des Compagnies Avec
la conférence de Berlin en
1906, les européens s'entendent
sur le partage de l'Afrique en définissant
les frontières sans tenir
compte du relief, du régime des
eaux des fleuves, encore moins
des ethnies. Ce découpage
arbitraire ne facilite pas
l'harmonie dans les colonies et
de larges territoires passent de
mains en mains suivant les
jeux d'alliance et
de traités entre l'Allemagne,
la France, l'Angleterre,
la Hollande et l'Espagne.
Les grandes compagnies de ces
différents pays agissent en
petits dictateurs, réquisitionnant
les villageois, s'accaparant les
richesses sous la menace de
milices armées, imposant des
conditions de travail inhumaines
aux populations autochtones.
Les soulèvements se
multiplient et la répression
s'intensifie. La lutte pour l'indépendance Dans
un discours prononcé le l er
janvier 1968, le nouveau Président
annonce sa volonté de
poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur
tout en soulignant la nécessité
d'insuffler au pays un esprit
nouveau qu'il symbolise par le
mot de « Rénovation » qui
deviendra un leitmotiv dans ses
discours et sa politique. En
mars 1991, une nouvelle
constitution est adoptée qui
instaure le multipartisme. Les
élections législatives de 1993
aboutissent à la mise en place
d'une Assemblée Nationale
composée de 8 partis. Le PDG
obtient à lui seul la majorité
absolue de 75 sièges sur 120. Le Président Omar
Bongo sera réélu en 1993
et 1998. La forêt primaire La forêt
secondaire Née
de la repousse sur des
zones exploitées par
l'agriculture et les
forestiers, la forêt
secondaire se
retrouve donc le
long des vallées les
plus accessibles et à
la périphérie des
zones habitées.
Laissant éclore des espèces
qui n'ont pas leur place
dans les sous-bois
obscurs, elle se présente
sous la forme d'un
enchevêtrement
quasiment
infranchissable de fougères,
d'arbustes et de fleurs
d'une infinie
variété. Les
bois durs font
place aux bois tendres
et la forêt, de taille
plus humaine, foisonne
d'espèces animales et végétales
dont certaines
n'existent nulle part
ailleurs. Les
clairières et la nature
des sols La forêt, aussi dense soit elle, est régulièrement entrecoupée de clairières et de prairies à l'herbe rase. La nature calcaire et poreuse des sols à ces endroits explique l'absence de végétation luxuriante. Véritable respiration de la forêt dans les zones de l'ouest, les clairières deviennent prairies vers l'est (la Ngounié, la Nyanga) puis savanes avec les plateaux Batékés. Un monde
aquatique Le
pays est véritablement
maillé par
d'innombrables
cours d'eau,
rivières et
fleuves qui
constituent
souvent la seule
voie de passage
pour pénétrer
l'intérieur des
terres. Il
fallut l'arrivée
de l'aviation
pour détrôner
la pirogue
comme
moyen de
transport quasi
exclusif au
Gabon. Encore ne
s'agit pas d'un
voyage tout
repos : rapides,
chutes d'eau,
forêts inondées,
lagune et marécages
viennent
ponctuer les
immenses
boulevards que
constituent
l'Ogooué, la
Mpassa, le NTem,
la Léconi,
l'lvindo, l'Abanga, la Lolo
ou la Nyanga . Un
relief peu élevé mais très accidenté À
l'ouest et au nord du pays, les Mont de Cristal, le massif du Chaillu,
le monts lboundji et Mayumbé son autant d'obstacles tapissés de forêt,
qui s'ils ne dépassent pas 1000 mètres d'altitude,
rendent le passage extrêmement difficile et le paysage particulièrement
majestueux. Il faut atteindre le sud-est et les collines
avoisinant Franceville pour retrouver un paysage aux formes douces et
apaisantes.
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