Activité nationale

Le marchE monEtaire

Mis en place en juillet 1994, le marché monétaire de la BEAC a permis de soutenir l'activité des établissements participants confrontés à une crise de liquidités consécutive à la situation économique nationale depuis 1998.
La morosité observée dans tous les secteurs de l'économie nationale, perceptible dans le secteur financier : contraction de la masse monétaire liée à la détérioration des réserves de change (notamment du solde de Compte d'Opérations) et le recul du crédit intérieur poussent l'autorité monétaire à réduire l'Objectif de Refinancement (potentiel de liquidités que l'institut d' Emission peut injecter sur le marché de chaque pays, pour maintenir les grands équilibres macro-économiques) de 15 milliards à 12 milliards et à relever les taux d'intervention de la BEAC sur le marché de 0,3%.

Les interventions de la Banque Centrale

La BEAC a repris ses concours aux établissements participants au marché monétaire en août 1998 sur le Guichet «B» et en octobre 1998 sur le Guichet «A». A titre de rappel, les banques gabonaises n'ont pas soumissionné aux appels d'offres positifs et n'ont pas eu recours à la facilité de prises en pension de 1996 à septembre 1999.  
Sur le Guichet «A», le total des interventions est passé de 7,662 milliards de francs en décembre 1998 à 11,652 milliards en décembre 1999.  
Confrontées à plus de problèmes de liquidités que par le passé, les banques gabonaises utilisent leurs possibilités de refinancement sur le marché monétaire depuis Octobre 1998.  
Au cours de la période sous revue, la BEAC n'a consenti ni d'avances exceptionnelles garanties par les certificats de placement, ni d'avances à taux de pénalité. Par contre, elle a du consentir deux avances exceptionnelles en juillet (145 millions) et en octobre (14 millions).  
Sur le Guichet «B», le volume moyen journalier des interventions de la Banque Centrale a été assez important au premier semestre (entre 1,6 et 2,66 milliards). Au second semestre, ces interventions sont tombées à des niveaux marginaux dans une fourchette allant de 24 millions (décembre) à 537 millions (septembre), contre une fourchette de 200 millions à 3,094 milliards au second semestre 1998.

Les banques gabonaises n'ont pas effectué de placements auprès de l'Institut d' Emission (appels d'offres négatifs) depuis novembre 1998.  
Cette évolution traduit la tension de liquidités que les banques ont supporté au cours de ces deux dernières années.

Le compartiment interbancaire

Les transactions entre banques ont été orientées vers la baisse durant les sept premiers mois de l'année, avant de se stabiliser à 8.milliards à partir du mois d'août 1999.
Ces transactions ont mis en rapport, généralement une banque en excédent de trésorerie et plusieurs  autres banques locales, pour une durée d'un mois d'échéance, au taux d'intérêt de 9%.

En 1999, le marché monétaire sur la place de Libreville est marqué par :

- une reprise des interventions de la BEAC, notamment les Appels d'Offres positifs et le non recours des banques aux avances garanties sur certificats de placements et à taux de pénalité ;  
- des injections modérées et décroissantes des liquidités sur le Guichet «B» ;  
- des transactions entre banques maintenues à un niveau suffisamment élevé.

Certains taux d'intérêt du marché monétaire ont été revus à la hausse, le 12 mai 1999:

- taux d'intérêt sur appel d'offres (TIAO) à 7,60%  
- taux d'intérêt sur les prises en pensions (TIPP) à 9,60%