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grandeurs macro-économiques |
| Le financement de l'économie | |||||||
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Au 31 octobre 1999,
la Centrale des Risques de la Banque Centrale (BEAC) fait état d'un montant
global de crédits bancaires recensés de 522 milliards de FCFA, soit une hausse
de 1,5 % par rapport au niveau atteint l'année précédente (513,9 milliards de
FCFA). Cette hausse est imputable à l'accroissement de 4,3 % des crédits à
court terme qui s'établissent à 253 milliards en octobre 1999 contre 242,6
milliards en 1998. Le relatif repli des crédits à moyen et long terme en
octobre 1999 de 1% n'a eu aucune incidence sur la hausse globale des crédits. Répartition des crédits bancaires par secteur d'activité en 1999
Le secteur
primaire Le montant total des
crédits octroyés à ce secteur au 31 octobre 1999 s'élève à 28,1 milliards,
soit une augmentation d'environ 2 % par rapport à décembre 1998 où les crédits
alloués au secteur primaire s'élevaient à 27,6 milliards. Cette évolution résulte
essentiellement d'une augmentation des crédits à court terme de 13%, soit 1,9
milliard. Les secteurs de la pêche (+28,6 %) et de la forêt (+15,7 %) en sont
les principaux bénéficiaires; alors que le secteur agricole affiche un léger
recul des financements bancaires de 3,7 %. Les crédits à
moyen et long terme alloués au secteur primaire enregistrent un recul de 1,1%
par rapport décembre 1998. La baisse de ces crédits s'explique par le recul
des concours accordés aux secteurs de la pêche (0,6 milliards soit -33,3 %),
et de la forêt (8,7 milliards, soit -14%). Sur le total des crédits bancaires
recensés en 1999 (tous termes confondus), 5 % seulement vont au secteur
primaire. Le secteur
secondaire Ce secteur
enregistre une légère baisse de crédits de 1,1% (95,7 milliards en décembre
1998 contre 94,7 milliards en octobre 1999). Cette évolution est le fait de la
baisse conjuguée des crédits à court, moyen et long terme. Les concours à
court terme n'ont que très faiblement reculé partant de 59,9 milliards en décembre
1998 pour s'établir à 59,7 milliards en octobre 1999. Ce léger recul
s'explique par la baisse conjuguée du financement bancaire des secteurs mines
de 8,5% et des industries de transformation de 13,6%, en octobre 1999. A moyen
et long terme, les crédits bancaires alloués au secteur secondaire passent de
35,8 milliards en 1998 à 35 milliards en octobre 1999, soit une légère baisse
de 2,2 %. Cette évolution s'explique par le recul des financements octroyés au
secteur minier (-6,2 %) avec la disparition de la COMUF. Le secteur
tertiaire L'évolution des
concours accordés à ce secteur au cours des 10 premiers mois de l'année 1999
est à la hausse (tous termes confondus). En effet, partant de 281,7 milliards
en décembre 1998, les concours bancaires au secteur tertiaire s'établissent à
295,9 milliards en octobre 1999, soit une hausse de 5 %. Cet accroissement est
le fait du regain des crédits à court terme, accordés aux secteurs des
services (+15,4 %) et du commerce d'exportation (+143,3 %). Sur l'ensemble des
crédits recensés, 57 % des financements bancaires ont été absorbés par le
tertiaire, lequel reste le principal bénéficiaire des crédits alloués en
1999. Les divers Les divers absorbent
103,3 milliards de crédits bancaires en octobre 1999, contre 108,9 milliards en
décembre 1998, soit un recul de 5%. Cette baisse des crédits est le fait de la
forte chute (-40,7%), tous termes confondus, des crédits "non classés". |