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grandeurs macro-économiques |
| L'exécution du budget | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le budget de
l'exercice 1999 se solde par un excédent primaire de 230 milliards de FCFA,
soit 8,1% du PIB. Il s'améliore par rapport à l'année précédente où il était
fortement négatif (-167,9 milliards). De même, le solde base caisse est excédentaire
de 38,51 milliards (1,4% du PIB), contre un déficit de 288,5 milliards en 1998.
Il permet à l'Etat de réduire ses engagements auprès de ses créanciers extérieurs
(6,6 milliards) et intérieurs (31,9 milliards). Evolution
des recettes Les recettes totales
se situent à 813,6 milliards de FCFA contre 912,1 milliards de FCFA en 1998,
soit une baisse de 10,8%. Cette baisse est surtout liée à la diminution des
recettes pétrolières consécutive à la forte contraction de la production pétrolière,
elle même liée à l'épuisement du champ Rabi. Les recettes pétrolières Les recettes pétrolières s'élèvent à 368,7 milliards de FCFA contre 498,3 milliards de FCFA en 1998, soit une baisse de 26%. Cette baisse est surtout imputable à la chute des revenus générés par l'impôt sur les sociétés de 36,7%. Par ailleurs, les recettes pétrolières représentent seulement 35,4% du PIB contre 69,8% en 1998 Evolution des recettes pétrolières.
Source : ministère de l'économie, des finances, du budget et de la privatisation Les recettes
non pétrolières Les recettes non pétrolières
atteignent le niveau de 368,7 milliards de FCFA, soit une hausse de 7,5% par
rapport à 1998 expliquée par l'évolution du montant de l'impôt sur les sociétés
qui incorpore les redressements fiscaux après l'audit sur la dette intérieure.
Elles représentent 24,8% du PIB non pétrolier. Les recettes douanières,
qui constituent le poste le plus important des recettes non pétrolières
baissent de 23,3%. Elles représentent 9,2% du PIB. Les droits et taxes à
l'importation (DTI) diminuent de 26% par rapport à 1998. La baisse des
importations en raison de la récession explique cette évolution des recettes
douanières. Le rendement de la TVA se dégrade en 1999 de 22,1% contre 8,1% en 1998: ceci s'explique par des exonérations opérées sur les fournitures scolaires et certains produits de consommation courante et par la baisse de l'activité économique. Détail des recettes non pétrolières
(en milliards de F CFA)
Source : ministère de l'économie, des finances, du budget et de la privatisation EVOLUTION DES
DÉPENSES PUBLIQUES Les dépenses
de fonctionnement Les dépenses de
fonctionnement sont exécutées à 464,7 milliards de FCFA, soit une chute de
35,2% par rapport à 1998. La masse salariale augmente de 4,4%, alors que les
biens et services diminuent de 39,2% et les transferts et subventions de 58,9%
par rapport à l'exercice précédent, du fait des dérapages budgétaires
constatés en 1998. Les dépenses
d'investissements Les dépenses d'investissements se situent à 118,9 milliards de FCF contre 362,8 milliards en 1998, soit une diminution de 67,2% par rapport à 1998. Elles sont financées à 24,6% par les ressources extérieures. Le dépenses en capital bénéficient aux secteurs productifs et sociaux le développement représente 82,5% du total). Détail des dépenses de fonctionnement et d'investssement (en milliards de FCFA)
Source : Ministère de l'économie, des
finances, du budget et de la privatisation La dette
publique Les difficultés
financières qu'a connu l'Etat ont amené le gouvernement à honorer ses
engagements vis-à-vis de ses créanciers extérieurs et intérieurs pour 208,7
milliards de FCFA, dont 100,4 milliards de FCFA en fonds de service DGCP, 35,8
milliards en dette du trésor et 72,4 milliards en dette auprès des pétroliers.
Le paiement de la dette a donc représenté en 1999 8,6% des exportations et
16,7% des recettes propres. A fin décembre
1999, l'encours de la dette (hors dette trésor) se situe à 2442,8 milliards
dont 2079,9 milliards de dette extérieure, soit 85,1% du stock total. Cet
encours est en augmentation de 2,5% par rapport à l'année précédente. La
dette extérieure est constituée en grande partie de la dette bilatérale
(63,4% du total).
Source : Directon Générale de la Comptabilité publique |