grandeurs macro-économiques

L'équilibre budgétaire

Initialement prévu à 916,2 milliards de FCFA, le budget de 1999 révisé pour une seconde fois, est arrêté à la somme de 1389,8 milliards de FCFA contre 1 513,7 milliards de FCFA (LFR 1). Il fait apparaître un besoin de financement de 663,4 milliards de FCFA contre 925,4 milliards de FCFA (LFR 1).  

Budget de l'état (en milliards de francs cfa)

Nature des Ressources LFI 1999 LFR 1 1999 LFR 2 1999 Variations LFR 2/LFI 1 Variations LFR 2/LFI 1
Recettes propres 685 549.8 677.3 -1% 23%
Pétrole 310 237 370 19% 56%
Hors pétrole 375 312.8 307.3 -18% -2%
Financement à rechercher 231.2 963.9 712.5 208% -26%
Total des ressources 916.2 1513.7 1389.8 52% -8%
Nature des charges LFI 1999 LFI 1 1999 1999 LFR 2 Variations LFR 2/LFI 1 Variations LFR 2/LFI 1
Dette publique 393.8 1066.2 877.20% 123.00% -18%
Fonctionnement 347.9 372 372.00% 30.00% 21%
Investissement 165 75.5 75.50% -62.00% 18%
Prêts et avances 9.5 0 0% -100%  

Source : Direction générale du budget

Les ressources

 Les recettes propres sont de 677,3 milliards de FCFA, dont 307,3 milliards  de recettes hors pétrole et 370 milliards de recettes pétrolière. Elles baissent de 1% par rapport aux prévisions initiales contre une augmentation de 23,2% par rapport à la première loi de finances rectificative. Cette diminution s'explique notamment par l'atonie de l'activité économique qui induit une moins-value sur les recettes non pétrolière atténuée toutefois par le relèvement des recettes pétrolières de19%. Les ressources d'emprunt à rechercher ( 712,5 milliards de FCf contre 963,9 milliards en LFR 1) renforceraient les recettes propres porteraient les ressources totales de l'Etat à 1 389,8 milliards de FCF contre une estimation initiale de 1513,7 milliards de FCFA, soit une baise de 8%.

Les emplois

 La dette publique et les dépenses de fonctionnement s'élèvent respectivement à 877,2 milliards de FCFA contre 1066,2 en LFR 1 et 450,6 milliards de FCFA contre 372 en LFR 1. La dette publique qui constitue la charge la plus importante de l'Etat diminue de 18% par rapport à la première loi de finances rectificative (la prise en compte des résultats de l'audit sur la dette publique en est la principale explication), alors que les dépenses de fonctionnement augmentent de 21%. Par ailleurs, les dépenses d'investissement baissent à nouveau de 18% par rapport à la première loi de finances rectificative. Elles sont à

62,0 milliards de FCFA contre 75,5 milliards de FCFA, alors que les prévisions initiales les évaluaient à 165 milliards de FCFA. Ainsi, le nécessaire ajustement des dépenses aux ressources s'est fait au détriment des dépenses en capital.