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L'administration française créa la région du Woleu-Ntem en 1907, plus
de vingt ans après que le nord-Gabon ait été reconnu comme appartenant
à la France. La limite entre le Cameroun et le Gabon resta pendant plusieurs
années un sujet de discorde entre compagnies commerciales allemandes et françaises.
En 1908, après enquête sur la situation réelle, la frontière du nord est redéfinie,
identique à celle d'aujourd'hui, avec le Ntem pour repère. Malgré cela, les
Français n'étant pas assez représentés, le Woleu-Ntem pouvait être considéré
comme une "colonie" allemande du point de vue économique. La crise
marocaine de 1911 se solda par un accord qui attribua la province aux Allemands.
Après la défaite des
troupes allemandes entre Oyem et Mitzic en 1914, le général Aymérich
réoccupait la province et la restituait à l'Afrique Équatoriale Française
en 1916, après l'achèvement de la conquête du Cameroun. Introduit par les
Allemands, le cacao fut longtemps la première culture de rente de cette
province. Chaque habitant du Woleu-Ntem, ou presque, possède encore de nos
jours sa plantation de cacao. On en trouve partout, il suffit de pénétrer
derrière les rideaux d'arbres à l'apparence inextricable. Aujourd'hui, le
Woleu-Ntem se développe économiquement grâce à l'hevéaculture et à la création
d'emplois que cette activité génère. De plus, le bitumage des routes favorise
les communications et les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Gabon. |