Invitation au voyage


Vie quotidienne
 



Les photos  

II existe une vieille croyance ancestrale qui veut que lorsqu'on prend en photo un africain, on lui vole son âme... Aujourd'hui, on y croit moins, mais il vaut mieux, ne serait-ce que par politesse, demander la permission. Avec 1000 ou 2000FCFA, bien des problèmes seront évités. Dans les villages, en raison de certains rituels, il est nécessaire d'obtenir l'accord du chef de village. Les paysages peuvent être photographiés sans autorisation spéciale, il n'en va pas de même pour les bâtiments officiels. A éviter aussi les marchés (Mont-Bouët ...) et les foules.  

Le temps

La notion de temps en Afrique, n'a pas la même valeur que sur les autres continents. L'africain n'est pas pressé et le touriste non plus par conséquent ! On attend souvent quelqu'un ou quelque chose : le train, l'avion, le guide que l'on a engagé. C'est à savoir, pas la peine de s'énerver, cela ralentira encore les choses.  

Décalage horaire

L'heure gabonaise est GMT+I.

Les a prioris

II ne faut pas en avoir. On ne visite pas le Gabon pour une chose en particulier mais pour un tout. Vous ne verrez pas forcément d'animaux là où on vous les a promis, vous en verrez ailleurs où vous ne les attendez pas. Laissez-vous guider par le charme de ce pays aux multiples facettes. 

Les gens

Arrivé à l'aéroport, puis dans les grandes villes, on peut être surpris par l'accueil "tiède" qui contraste avec la température ambiante... Mais ce n'est qu'une impression. On se rend vite compte qu'un sourire, un éclat de rire, une parole aimable peuvent briser la glace. Dans les villages, l'accueil de l'étranger est une règle de l'hospitalité africaine. Les Gabonais n'y font pas défaut, ils sont toujours prêts à offrir sans retour le gîte et le couvert, même s'ils ont peu de choses. Un petit cadeau (stylos, cigarettes, eau de Cologne...) sera le bienvenu. 
Certaines règles sont à respecter. A l'arrivée dans un village, il faut se présenter au chef, et éventuellement l'attendre dans le corps de garde. Les villageois ne manqueront pas de venir vous saluer. En brousse, si on veut partager son repas avec des villageois, on ne leur demande pas s'ils ont faim ou soif, on offre directement, c'est l'usage. Les Gabonais citadins sont très élégants en général, surtout les dames qui ont toujours des tailleurs très seyants. Les coiffures sont étudiées. En période de deuil, les femmes laissent leurs atours, se coiffent simplement et portent le pagne.

La langue

La langue officielle est le français. Les ethnies et les langues sont si nombreuses au Gabon que les gabonais parlent souvent le français entre eux.

Les fêtes et jours fériés

Le Gabon célèbre les fêtes religieuses chrétiennes et musulmanes, ainsi que les fêtes nationales. Les "ponts" ne sont pas établis à l'avance, et sont annoncés au dernier moment. Le l "janvier, le 1°' mai, le 15 août, le 17 août (anniversaire de l'Indépendance), le l" novembre, le 25 décembre, le lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, l'Aïd el Fitr (à la fin du Ramadan), l'Aïd el Kebir.  
Les Gabonais "voyagent" beaucoup pendant les périodes de fêtes, les transports collectifs sont pris d'assaut. 

Les baignades

Avec 800 km de plages (pas toujours accessibles), comment résister au plaisir de l'eau ? Au risque de se répéter, il faut se protéger du soleil même voilé, il est dangereux. 

La mer
En mer, il n'existe pas de véritable barre, mais les courants sont plus insidieux et tout aussi dangereux, même près du rivage. La baignade en saison sèche comporte plus de risques. En cas de problème, pas de panique, il vaut mieux ne pas s'épuiser à lutter contre le courant et se laisser dériver. Vous arriverez plus facilement à sortir de l'eau. L'eau est très chaude surtout en saison des pluies, mais sa couleur, dans certains endroits, ne fait pas rêver.., Les plages de sable blanc, bordées de cocotiers, s'étendent à perte de vue. Les grumes échouées sur le rivage confèrent au paysage un caractère insolite et sauvage. Les billes de bois peuvent être dangereuses à marée haute, lorsqu'elles roulent dans les flots. Méfiez-vous des raies, des vives et des méduses au bord de l'eau. Mais malgré tout ça, tout le monde se baigne avec plaisir et certains pratiquent hobbie-cat, jet ski, ski nautique, planche à voile...

L'eau douée  
L'eau des fleuves et des rivières n'est pas polluée. On peut s'y baigner sans risque de bilharziose et autres parasites lorsque l'eau est à grand débit. Renseignez-vous sur la présence de crocodiles...
II faut éviter les eaux stagnantes, mais si vous n'avez pu faire autrement, essuyez-vous vigoureusement. C'est en séchant au soleil que certains parasites pénètrent dans la peau. Ne pas s'allonger directement sur le sol, prévoir une serviette ou un pagne.

Magasins

La chaîne de magasins d'alimentation la plus répandue dans le pays est Gaboprix, avec ses 150 succursales réparties dans l'ensemble des provinces. On les cite souvent comme point de repère pour trouver une adresse dans les petites villes. Dans ces boutiques on trouve des produits de consommation courante, de la machette à la lampe en passant par la boisson fraîche et le corned-beef !
Dans le même esprit, les magasins CK DO sont des "hard-discount" de  proximité. Usuellement les épiciers, pour la plupart étrangers, se partagent en deux catégories : les Libanais occupent la grande distribution, les Maliens donnent les nombreuses petites échoppes de quartier. "Chez le Malien" est devenu un terme générique qui s'applique à tous les petits revendeurs quelle que soit leur nationalité.

Les achats

Avertissement : conformément à la convention de Washington (CITES), l'ivoire, les articles en peau de crocodile, les œufs d'autruche, les peaux de panthère, les poils d'éléphant sont interdits à l'exportation. Evitez d'en acheter. Les animaux vivants (perroquets, singes...) nécessitent une autorisation d'exportation. Le marchandage : coutume africaine peu pratiquée par les commerçants gabonais. Mais il faut toujours essayer, parfois, ça marche !

Le perroquet gris du Gabon

Emblème national, le perroquet gris est l'oiseau exotique le plus bavard au monde. Il est capable de mémoriser et de répéter jusqu'à 3 000 mots. Soit deux fois plus de mots que le commun des mortels !

La tontine

La tontine est une association de personnes, sans considération religieuse, ethnique ou sociale formant une coopérative. Chacun des membres s'acquitte mensuellement d'une contribution en argent ou en nature, Aucun papier n'est signé, tout est basé sur la confiance. La tontine joue le rôle d'une banque sans bénéfice, c'est avant tout un état d'esprit où la solidarité prime. Chaque fin de mois, les membres se réunissent et choisissent la personne qui recevra les trois-quarts des contributions. Cet avoir permet l'achat d'un commerce, d'une voiture ou de régler des dépenses médicales... Le quart restant est investi dans la fête. C'est ainsi que fonctionnent les tontines 'au Gabon et plus particulièrement à Libreville. Elles jouent un rôle économique et social non négligeable. Le banquier italien, Tonti, en donnant son nom à cette épargne au XVII" siècle, n'imaginait pas que cette pratique traverserait les mers ! D'après Békalé Ntoutoume, Lycée Léon Mba, Libreville, 1993.

Les journaux

Les journaux gabonais sont en vente partout dans le pays, dans les kiosques et à la criée. L'Union est le grand quotidien national, Le Bûcheron, du RNB, paraît tous les mercredis, La Griffe, journal satirique, tous les vendredis, La Relance, du PDG, tous les jeudis et Musumou, journal d'opposition, est bi-mensuel. Un journal pas comme les autres. Le Cri du Pangolin, est l'unique périodique qui traite de l'environnement et de l'écologie au Gabon. Dans la capitale et les villes importantes du pays, on trouve la presse étrangère. Le Must, mensuel gratuit des loisirs, est distribué dans les magasins, hôtels, restaurants de Libreville. Il contient des informations pratiques sur la vie de la cité : programmes de spectacles et de cinéma, horaires d'avion, numéros utiles, marées, médecins et pharmacies de garde...

 

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