Ogooué-Maritime


La réserve d'Iguéla 

Iguela signifie "passage". Au Gabon, ce terme est employé à propos des pièges à singes formés par une forte liane entre deux boqueteaux. Au centre de la liane, un panneau forme une trappe, c'est le passage obligatoire du singe à capturer. Le territoire d'une superficie de 230 000 hectares est composé d'une réserve de faune et d'un parc national où s'ébattent en toute quiétude un grand nombre d'animaux : gorilles, éléphants, buffles, antilopes, singes, potamochères, oiseaux... Les plans d'eau et la lagune sont très poissonneux, le prestigieux tarpon y réside.  

Comment y aller

En bateau : s'adresser à River Tour, tél. 56 25 59/75 40 91 . 
En
voiture : s'adresser à Off Road Tour, tél. 57 17 74 .
En
avion : vol jusqu'à Omboué (voir page 163). Jean-Pierre Sage vous emmène en pirogue jusqu'à Ezenezarongue, puis en 4x4 jusqu'à Ye Tsanou. Il est possible d'affréter un avion et de se poser sur la piste d'atterrissage de la réserve. C'est plus onéreux, mais cela permet à ceux qui ont peu de temps de rester plus longtemps sur le site.

A voir et à savoir

Depuis le 13 novembre 1996, la réserve d'iguéla est à nouveau ouverte au tourisme écologique, sous le sigle "Gabon Safaris". En accord avec les recommandations de la cellule de coordination du Projet gouvernemental Forêts et Environnement (PFE), Henri Guizard, guide de chasse et Jean-Pierre Sage, guide de pêche sportive, ont jumelé leurs activités. Pour tout renseignement s'adresser à Jean-Pierre Sage, Gabon Safaris, Port-Gentil, tél. 56 17 06 ou à Henri Guizard, Gabon Safaris, Libreville, tél. 70 23 30, poste 33. Le tarif est de 65 000 F CFA par jour, il comprend les repas, l'hébergement et toutes les activités. Le transport, les boissons et la location du matériel de pêche et la taxe de visite de la réserve sont en supplément. Les pêcheurs peuvent, s'ils le désirent, apporter leur matériel.

Vos agapes, vos nuits, vos nuits blanches

Ye Tsanou (Venez-y) : le campement "Gabon Safaris" surplombe la lagune et fait face à la réserve. De la salle de restaurant où les repas sont  pris en commun, on peut surprendre les éléphants venant manger les mangues, déposées à leur intention. Tout est calme, beau et paisible. Du lever au coucher du soleil, toujours quelque chose à voir qui étonne et émerveille... Les cases octogonales, rustiques et fonctionnelles, en bois et bambou, sont bien ventilées et aérées, entièrement protégées par des moustiquaires. Elles possèdent toutes douches et toilettes, et même s'il n'y a pas d'eau chaude, on s'habitue très vite. La cuisine est simple et bonne, essentiellement à base de produits locaux (huîtres, poissons, fruits...). Les soirées autour de la table restent inoubliables, pour les fous-rires et pour les souvenirs et anecdotes qu' Henri Guizard et ses compagnons sauront vous raconter. Le campement d'iguéla : toujours au bord de la lagune. Le plus ancien des deux campements vient d'être rénové. Les cases rectangulaires, très spacieuses, avec vue sur la lagune, ont toutes douches et toilettes. La balade à pied entre les deux camps permet d'apprécier la nature, ses odeurs, ses couleurs, ses bruits... A l'entrée du camp, de magnifiques manguiers souhaitent la bienvenue et, lorsque c'est la saison, donnent d'excellents fruits juteux. Pour l'instant, la cuisine ne fonctionne pas, une navette est prévue pour les repas et les activités entre les deux camps.

VA'GABONDAGE

La pêche : tout comme Olendé, Iguela offre un site exceptionnel pour les pêcheurs. On peut sortir (et relâcher) jusqu'à 400 kg de poissons en trois jours, on l'a vu! L'embouchure de la lagune d'iguéla (ou Ngové), à une demi-heure de pirogue des campements, est le paradis des oiseaux et des pêcheurs. Tarpons, carpes rouges, carangues, raies-guitares, bars, capitaines... Et si la pêche ne vous intéresse pas, profitez de la sortie pour ramasser des coquillages, des huîtres ou des citrons verts, vous verrez peut-être les singes qui s'amusent en haut des grands arbres, vous apprécierez la plage et sa beauté sauvage.
Safari-vision : à bord de la Land-Rover équipée d'arceaux de maintien et après avoir traversé la lagune par la barge du camp, on visite la réserve... Dans ce "parc" immense, au détour de chaque bosquet, on rencontre un  éléphant ou un buffle. Et quand tout là-bas, à la lisière d'une forêt on voit un éléphant avec son petit, on s'approche le plus possible, on arrête la voiture, on descend pour s'approcher encore, sans faire de bruit et dans le sens contraire au vent afin de ne pas les effrayer. On a le coeur qui bat très fort, autant pour le risque que pour la rareté de l'instant. Évidemment, ne pas s'habiller de couleurs voyantes et emporter une paire de jumelles. La réserve d'iguela possède une faune considérable, et lors d'une visite de 2 heures, on n'en voit qu'une infime partie : buffles, éléphants, antilopes, potamochères et avec de la chance, des gorilles... Ils s'enfuient en entendant le moteur de la voiture, c'est encore la nature sauvage, la nature vraie.. .Et le soleil couchant sur la savane et sur la mer argent qui brille à l'horizon... 
En projet : "Gabon-Safaris" n'a pas l'intention de s'arrêter là, et va très prochainement être en mesure de proposer d'autres activités : circuits pédestres ou bivouacs avec campements en bord de mer, pêche au gros en mer pour les amateurs. Une base de recherche sur l'environnement est à l'étude. 

 

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