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L' histoire
de l'Ogooué-Maritime est intimement liée à celle des peuples du sud-ouest du
Gabon. Les côtes du sud-ouest du Gabon sont connues des navigateurs occidentaux et
notamment des Portugais depuis la fin du XVe siècle. Pour eux, selon
les cartes anciennes, ce territoire se partageait en deux royaumes : le Cama et
le Loango. Le premier s'étendait au nord entre les caps Lopez et Sainte-Catherine
et était peuplé de Cama ou Nkomi qui pratiquaient la
traite et entretenaient des rapports de commerce avec les négriers et les
flibustiers notamment à l'embouchure du Rio Fernan Vaz. Le second au sud,
faisait suite à celui de Cama depuis le cap Sainte-Catherine jusqu'au Congo, fl englobait les provinces de Gobbi, Setté et Mayumba. Il
s'organisait autour des lagunes Ngové (Iguéla), Setté-Cama (Ndogo), Mbanio et
était habité par les Lumbou. Le commerce se faisait par relais ethnique entre
le Cap Lopez et Mayumba. On exportait l'ivoire, le bois rouge du Gobbi et du
Setté. C'est à partir du début du XVII que la traite négrière s'est développée
sur l'Ogooué et le Rembo Nkomi. Jusqu'au milieu du XIXe, les peuples côtiers,
entre le Cap Lopez et Mayumba sont mal connus. Le seul havre accessible aux
navigateurs était Loango, situé dans la plus proche crique au sud de Mayumba.
En 1873-76, une expédition allemande remonte le cours de la Nyanga jusqu'à
Tchibanga et décrit pour la première fois les Lumbou et les Bayaka. A partir
de 1886, les missions catholiques s'installent sur ce territoire : Loango
(1884), Sainte-Anne du Fernan Vaz (1887) et Setté-Cama (1890). L'Ogooué-Maritime
couvre une superficie de 22 890 km2. Port-GentilI est le chef-lieu de cette
province en partie enclavée, dont certaines localités ne sont accessibles que
par voie aérienne et maritime. Actuellement, ses ressources sont liées à la
recherche et à l'exploitation pétrolière et forestière. Avec plusieurs
activités, le tourisme tend à se développer : pêche sportive en mer, rivières
et lagunes, safari vision, écotourisme. Les réserves de faune du Petit Loango,
de la plaine Ouanga et les trois domaines Iguéla, Ngové-Ndogo et Setté-Cama
d'une superficie de 700 000 ha, constituent les "aires protégées de
Gamba". Le domaine forestier et la savane sont formés de milieux végétaux
diversifiés à l'extrême. L'intérieur de l'Ogooué-Maritime, peu peuplé et
difficile d'accès, possède une faune riche de nombreuses espèces : chimpanzés,
hippopotames, céphalophes, antilopes, potamochères, pangolins, crocodiles,
varans, lamantins, tortues-luths. Les lagunes sont pour les oiseaux (tisserins,
ibis tantales, martins-pêcheurs, chevaliers, cigognes, pélicans, aigles...)
des sites privilégiés qu'ils survolent sans cesse en quête de nourriture. |