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Ntoum

A une heure environ de Libreville en voiture, par la N1, Ntoum est une petite ville sur la route de Lambaréné. 

Comment y aller 
En voiture : en berline, la route est très bonne.

A voir et à savoir

Ancien poste télégraphique, le village en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est l'arrêt au marché du "centre-ville" pour trouver manioc, fruits, poisson séché, viande de brousse... Mais il y a, pour les amoureux de la nature, d'agréables balades à faire ou l'occasion de se détendre à moindre coût. Ne pas oublier de se protéger avec un produit anti-moustiques, les fourous sont redoutables et on ne les sent pas piquer.

Vos emplettes

Tout le long du trajet, des fruits, de la vannerie, du raphia ou des objets artisanaux sont exposés sur de gros bidons en fer et vendus beaucoup moins cher qu'à Libreville.  
Sur la route de Donguila (voir Va'Gabondage), on peut trouver au hasard, de jolis jouets fabriqués en bois tendre ou encore du vin de palme, des fruits, des nattes de paille tressée...

Vos agapes, vos nuits

Le Santa Barbara : en venant de Libreville, 5 minutes après avoir dépassé le panneau "Ntoum", sur la droite. Tél. 42 (X) 37. Hôtel-bar-restaurant. Grand jardin, aire de jeux pour enfants et golf miniature de 15 trous. Restaurant agréable, grande salle ventilée et terrasse. Cuisine gabonaise et européenne, 9 000 F CFA par personne environ. 4 chambres climatisées avec salles de bains et  WC, travaux d'agrandissement en cours. Confort simple, tranquillité assurée. Réservation conseillée. 15 000 F CFA la nuit.
Le Bananas : route de Cocobeach, au marché de Ntoum, prendre à gauche. Spécialités gabonaises, viande de brousse, crocodile, python, porc-épic, sanglier... Prix corrects.

VA'GABONDAGE

Le Monastère Notre-Dame des Anges : au PK 24 sur la N1 au départ de Libreville et en direction de Ntoum. Pour les visiteurs chrétiens, les amateurs de chants religieux ou de belles voix, le Monastère Notre-Dame des Anges, installé depuis 1976 sur la colline d'Essassa, est tout indiqué. Une communauté de Soeurs Clarisses vit dans ce havre de recueillement à l'ombre de Claire et selon l'esprit franciscain. L'office du dimanche matin à l l h est ouvert au public. Dans ce lieu enchanteur et paisible, on ne se lasse pas d'admirer le paysage panoramique. Les Clarisses font aussi des travaux manuels et de la broderie, et préparent de succulentes confitures qu'il ne faut pas manquer d'acheter ! 
La mission Saint-Paul de Donguila : au marché de Ntoum, prendre la route à droite en direction de la gare. 4x4 conseillé, surtout en saison des pluies. Le trajet dure une heure environ. Donguila est aussi accessible par voie fluviale depuis le port d'Owendo. Il n'y a pas de navette organisée      mais on peut négocier avec un piroguier le prix du transport aller-retour.  C'est une agréable balade d'une heure environ. Après avoir contourné les  îles Perroquet et Coniquet, on atteint l'embarcadère construit par le Père Delorme en 1878, lors de la fondation de la mission. Sur place, les trois  Soeurs de la Communauté de Sainte-Marie, le diacre et la ribambelle  d'enfants scolarisés, vous convient à une visite guidée. Une plaquette sur l'historique de la mission réalisée par le diacre-guide est en vente. En 1878, afin d'élargir l'action de la communauté de Sainte-Marie de Libreville, le Père Delorme, installé sur la rive droite du Komo, décide la fondation de la nouvelle mission sur l'autre rive. Il négocie l'emplacement de Donguila auprès du Chef Shoké. Ce site de choix était peuplé d'au moins 800 habitants d'ethnie Fang pour la plupart. L'entreprise de conversion fut, selon ses écrits, difficile. Son successeur, le Père Stalter, surnommé "vieil éléphant" par les habitants, édifia réellement la mission, à partir de 1884. Il bâtit la chapelle primitive en bois soutenue par des piliers de pierre, la case des missionnaires, la maison des Soeurs, l'école de garçons et son internat. Il mit en place des plantations de cultures vivrières, des vergers et des ateliers. Décédé en 1905, il repose à l'entrée de l'église. En 1910, la congrégation des Soeurs gabonaises est fondée. L'école compte alors 100 garçons et 70 filles. Après maintes péripéties, dont une épidémie doublée d'une famine, la mission perd de son importance. En 1930, le Père Guillet, afin de rétablir le rayonnement de l'oeuvre, fait agrandir l'église et construire les bâtiments que l'on voit en arrivant.  
L'église Saint-Paul
: dominant la baie de l'estuaire du Komo, Saint-Paul et son haut clocher jouent toujours leur rôle auprès des fidèles. Construite à l'origine en bois et pierre, en forme de croix latine avec une nef centrale et un transept, l'église conserve à l'intérieur un remarquable plafond voûté à caissons de bois peints. Dans le chœur, le très bel autel sculpté de bas-reliefs garde la mémoire de la splendeur d'antan. L'ensemble résiste tant bien que mal à l'outrage des saisons qui passent, mais nécessite cependant de sérieux travaux de restauration. Saint-Paul de Donguila a donné au Gabon son premier évêque. Monseigneur François Ndong. Visite des plantations Obâ-Ayene : route de Cocobeach, au marché de Ntoum, prendre à gauche et rouler pendant 10 km. Tél. 74 05 53. Pour une visite guidée, il faut prévenir quelques jours à l'avance. La promenade dans cette "ferme" permet de découvrir vergers de caramboles, mangues, ananas, avocats, oranges, citrons, pamplemousses et plantations de manioc. On y pratique aussi l'élevage de volailles, d'aulacodes et la pisciculture... Vous saurez tout sur la fabrication du vin de palme et sur le manioc. On raconte que le soir, quand tout est calme, antilopes, éléphants et boas viennent à la lisière de la plantation en quête de nourriture. Avril est le bon moment pour la visite, les arbres sont chaînés de fruits.

 

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