Moyen-Ogooué


Ndjolé

Second chef-lieu du Moyen-Ogooué, Ndjolé est la voie d'accès aux routes du nord. C'est ici que la route rejoint l'Ogooué.

Comment y aller 

En voiture : à 185 km de Libreville (environ 3 heures sans faire d'excès de vitesse). 57 km de Bifoun et 131 km de Lambaréné. La route est neuve à partir de Ntsilé et à part la végétation, on se croirait presque sur une route des Alpes... II vaut mieux être prudent. Si le but de la visite est Ndjolé, une simple berline suffit, sinon prévoir un 4x4.
En avion : Avirex, ligne régulière : 180 000 F CFA aller-retour, 2 vols par semaine en 50 minutes. Agence de Libreville, tél.  73 99 20   / 
76 93 28.

En train : 1ère classe : 15 800 F CFA  2ème classe : 12 700 F CFA aller-retour, 3 à 5 trains par semaine, environ 3 heures de voyage.  Après Ndjolé, le Transgabonais traverse l'Ogooué par un pont de 365 mètres de long.

Ndjolé pratique  
Gendarmerie
: tél. 593131/593196 
Centre Médical: 59 31 02 
Centre Médico-Social: 59 30 64.

A voir et à savoir

Construit au bord de l'Ogooué, Ndjolé est un charmant petit village où il fait bon s'arrêter. Ce peut être une étape de quelques heures pour un repas, ou d'une nuit pour ceux qui ont un peu plus de temps. On arrive sur la place où se tient le marché. A gauche, en direction de Mitzic ou de Lastoursville, se dresse l'église de briques rouges. La messe y est animée et gaie, les gens accueillants. En continuant sur cette route, on peut se promener à pied ou en voiture, découvrir Ndjolé d'un peu plus haut, voir un chantier forestier et la mise à l'eau des billes de bois qui seront transportées par voie fluviale jusqu'à Port-Gentil. Le patron de l'auberge Saint-Jean propose des visites de es chantiers

Vos agapes, vos nuits

Moins cher (de 5 000 à 10 000 F CFA)
Hôtel Le Forestier : ancien Motel Missanga, à 50 mètres du carrefour de la Préfecture, direction Bifoun. L'hôtel n'est pas très luxueux, mais c'est propre et les chambres possèdent WC et douches. On y mange bien, le plat est à partir de l 000 F CFA (poisson, brochettes, bananes, riz). La terrasse est aérée, on peut voir passer des troupeaux de zébus... Plus chic (15 000 F CFA) 
Auberge Saint-Jean : tél. 59 3106. Au marché, prendre la route à droite. Auberge au bord de l'Ogooué, face à l'île Samory Touré. Chambres confortables, climatisées avec douche et WC. Menu à 8 000 F CFA, il comprend un plateau de fromages à discrétion !

Comment se déplacer

En pirogue : l'Ogooué devient navigable à partir de Ndjolé, surtout en saison des pluies. Se renseigner auprès des hôtels pour louer une pirogue, pour visiter l'île ou la mission, ou encore pour aller à Lambaréné. On peut aussi aller directement au débarcadère, au marché. Les prix vont de 5 000 à 10 000 F CFA la pirogue, en fonction de la longueur du trajet. Attention à l'état précaire des embarcations.

VA'GABONDAGE

Le mythe et la légende sont présents dans la vie quotidienne. Certaines histoires extraordinaires sont nées de faits divers survenus dans le coin.
La Montagne Léon M'Ba : située à 17 km avant Ndjolé, elle doit son nom à un accident de la route qui a endeuillé la population locale en 1961, alors que le Président, dont on contestait et redoutait la puissance, se rendait en visite officielle à Lambaréné. Par la suite, plusieurs événements, liés à la présence de Léon MBa, eurent lieu dans cette contrée. Dans la nuit du 18 février 1964, la chute d'un arbre énorme sur la route obligea un groupe de conjurés à changer de destination. Puis à nouveau, lors du décès du Président, le 28 novembre 1967, une violente tempête fît rage dans la région, arrachant de gros arbres qui s'abattirent sur la route...
L'île Samory Touré : au milieu de l'Ogooué, une langue de terre habitée, dit-on, par les esprits, ressemble à une forteresse. Longue de 500 mètres, couverte d'un épais manteau forestier, elle est protégée par les monts Ndjolé et par les eaux. En ces lieux, on part sur les traces de l'AImamy Samory Touré. Né vers 1830 dans le Fouta-Djalon, ce guinéen fut l'artisan de la résistance à la colonisation française. Pieux musulman, excellent stratège, il fut aussi un grand politicien et créa un État dans la région comprise entre le Libéria, le Fouta-Djalon, le Niger et le sud du Mali. Il entreprit plusieurs guerres contre les Français entre 1881 et 1898. Souvent victorieux, il fut fait prisonnier le 18 septembre 1898 et déporté à Ndjolé. Il est décédé en avril 1900. Depuis, de nombreuses légendes et superstitions ont enrichi la littérature orale et la mémoire collective. Les griots mandingues lui attribuaient des pouvoirs surnaturels et le disaient immortel, annonçant son retour au pays. On raconte que l'AImamy, sentant sa fin proche, se serait volatilisé... et de fait, sa tombe est introuvable. Par crainte d'être emporté par les génies des eaux qui ont partagé l'espace avec Samory Touré durant sa captivité, on ne sait plus conduire le visiteur à l'endroit où repose le grand résistant. L'île est devenue un lieu de pèlerinage mystique, l'État gabonais a fait ériger une stèle sans inscription, comme pour perpétuer le mythe. Les aventuriers pourront accoster l'île pour s'y promener. Ne pas oublier la machette. 
La Mission Saint-Michel de Ndjolé : au bord de l'Ogooué, face à l'île Samory Touré, elle a été édifiée en 1897. L'église et les bâtiments des pères de la mission désaffectée sont en cours de restauration pour célébrer le centenaire de sa fondation. A proximité, un étang poissonneux permettait autrefois de nourrir jusqu'à 150 personnes sur le site. Son réaménagement est projeté.

 

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