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Mouila
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Chef-lieu
de la province, Mouila est située dans le département de Douya-Onoye et compte
16232 habitants. Le fleuve est omniprésent dans la cité édifiée sur ses
deux rives. Comme dans bien des villes du Gabon, une rue principale regroupe la
plupart des boutiques et des administrations. |
Comment
y aller
En avion : Air Gabon, 81 800 F CFA
aller-retour, tarif week-end 53 600 F CFA
3 vols par semaine, en 1h35 avec escale. Agence Air Gabon sur place, tél.
861348. L'aéroport de Mouila est en cours de rénovation.
En voiture : il faut compter environ 3h30 de transport en véhicule
4x4 depuis Lambaréné et 6 heures de Libreville. A partir de Lambaréné, les
routes sont en latérite (le goudron est pour bientôt)... La N1 jusqu'à Mbigou
est en théorie toujours praticable, cependant un véhicule 4x4 est fortement
conseillé.
En car : la société Barbier dont le siège est à
Mouila, relie en 8 heures, Libreville-Lambaréné-Fougamou-Mouila tous les
mardis et vendredis. Départ à 7 heures devant les bureaux Barbier de
Libreville près de la gare routière, prix 17 400 F CFA. Libreville
: tél. 74 11 49 - Mouila : tél. 86 10 00/86 13 98.
Mouila
pratique
Correspondant
du Consulat Général de France : M.
Claude Mondou, SBN. Tél. 86 12 55
Gendarmerie : tél. 86.11.50
Hôpital : tél. 86.11.46. En cas d'urgence, prévoir une évacuation
vers l'Hôpital Schweitzer de Lambaréné ou l'Hôpital protestant de Bongolo près
de
Lébamba.
Pharmacies : Mukemi 86 13 96 - Socoma 86 13 88
A
voir et à savoir
La
sirène Mougoumi, génie femelle, vit dans la Ngounié. La légende dit qu'elle
se cache sous les bambous de Chine, à l'ancien débarcadère de la rive droite
de la Ngounié. Elle est le symbole protecteur et l'emblème de la cité. Elle
inspire crainte et respect aux habitants, surtout quand ils passent la rivière...
Les collèges Saint-Gabriel et Val-Marie furent longtemps les fleurons de l'éducation
de la jeunesse gabonaise. Bon nombre de personnalités sont issues de ces
institutions.
Vos
emplettes
Pour
les fanatiques d'émotions fortes, il faut faire une halte, 2 km avant l'entrée
de Mouila, à la menuiserie Tchak-Tchak, spécialisée en "bois à
bander". Cet ingrédient, comme son nom l'indique, produit des effets spéciaux
très prisés des connaisseurs. On le consomme sous forme de vin préparé
par le spécialiste. Comme toute chose réputée et rare, cela coûte son pesant
d'or, soit 30 000 F CFA la bouteille !
Vos
agapes, vos nuits, vos nuits blanches
Moins
cher
Restaurant La Métisse : bon petit
restaurant où l'on peut déguster des brochettes, du poisson grillé, de la
cuisine européenne et africaine. Il existe plusieurs autres petits restaurants,
maquis, où l'on peut manger de la viande de brousse, du manioc... Quelques
petits hôtels (5 000 à 10 000 F CFA)
proposent un confort minimum.
Plus
chic
Relais du Lac Bleu : Hôtel-Bar-Restaurant-Discothèque.
Près du fleuve dans le quartier commerçant de la ville. Tél. 86 14 64 / 86 14
78.
Restaurant de qualité, on y mange en fonction des arrivages et des possibilités
pour 10 000 F CFA environ. C'est le meilleur hôtel de Mouila. Les chambres
propres sont ventilées ou climatisées avec sanitaire. Prix : de 17 300 à 30300
F CFA,
suite à 60 300 F CFA.
Comment
se déplacer
Taxi
: en ville.
VA'GABONDAGE
Le
lac Bleu : situé à 5 km du centre ville, ce
lac, résurgence des eaux limpides de la Ngounié, est l'une des principales
curiosités du coin. On peut pique-niquer
sur les berges, se baigner sans problème si l'on n'a pas peur des serpents et pêcher
au filet (carpes, brochets, silures...). Il est facile de trouver au débarcadère,
près de la rue commerçante de Mouila, un piroguier qui, pour un prix négocié,
vous proposera un circuit découverte du milieu lacustre.
Les plaines de Tougoutiti, de Matassou et de Makanda : en direction du sud vers Ndendé, au PK 11, plusieurs pistes à droite
donnent accès aux plaines verdoyantes de Tougoutiti, de Matassou et de Makanda
très fréquentées par les buffles, antilopes, potamochères, porcs-épics,
canards, outardes, francolins... A l'est des plaines, on aperçoit à l'infini,
le vallonnement des contreforts occidentaux du massif du Chaillu. Les
champignons poussent par milliers, ils sont comestibles et délicieux. Avis aux
amateurs qui ne seront pas déçus du voyage s'ils se trouvent dans la contrée
au mois d'octobre.
La Mission de Saint-Martin des Apindji : à environ 30 km de Mouila, en direction du nord-ouest, une petite
piste en bordure de la Ngounié conduit au village de Saint-Martin. A proximité
de la bourgade, se trouve l'ancienne mission fondée en 1900. Elle est
actuellement en cours de rénovation et ressemble comme une sœur jumelle à son
aînée d'un an, Notre-Dame-des-Trois Epis de Sindara.
A la recherche des orpailleurs :
attention, cette zone est réglementée, il est nécessaire d'obtenir un
laissez-passer auprès de la Direction Générale des Mines et de la Géologie
à Libreville. Tél. 76 35 56. En prenant à l'est la direction de Mimongo, on
arrive à Yéno après 70 km de piste. Tourner à gauche et suivre la L 114 en
direction d'Ovala. On arrive dans la zone des chercheurs d'or. Des sociétés
aurifères, contractuelles de l'État, exploitent le minerai. La vieille base
d'Etéké est remarquable avec ses maisons construites en briques portant des
cheminées sur les toits. Son microclimat rafraîchit l'atmosphère et a valu à
la région, le surnom de "réfrigérateur du Gabon". En
poussant la balade jusqu'à Massima, avec un peu de chance, il est possible de
voir des orpailleurs à l'ouvrage.
Mimongo : pays des Mitsogho et grand centre du culte du
Bwiti, ce village est situé à 900 mètres d'altitude. On peut y trouver une
case de passage. A 12 km de Mimongo, le village de Moukabou vaut une halte.
Mbigou : à 61 km de Mimongo, cette bourgade située à 800
mètres d'altitude, porte un nom aujourd'hui très répandu. Son calcaire tendre
(stéatite) fût le premier à être utilisé par les sculpteurs de pierre, sous
l'impulsion du Commandant de Cercle Mariani. Actuellement, peu d'artistes travaillent
à Mbigou ou utilisent la pierre du cru, mais en revanche, un grand nombre
d'artisans au Gabon taillent des calcaires similaires provenant de diverses
carrières et en revendiquent l'appellation.
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