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Makokou
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Historiquement, Makokou fut un poste militaire fondé en
1912 dans un village appelé Makoko, ce qui signifie "cailloux", sans
doute en référence aux nombreux rochers qui barrent le fleuve au niveau des impressionnant
chutes sur l'lvindo. Makokou est le chef-lieu de la province. Ses 9 850 habitants la placent, sur le plan démographique, en dernière position pan
les neuf capitales provinciales. On la qualifie de "ville de la forêt".
C'est une cité administrative sans activités industrielles, au coeur d'une très belle
forêt en passe d'être exploitée, puisque les concessions qui l'entoure
encore vierges et intactes, vont être investies dans leur ensemble par
sociétés forestières, ce qui n'est pas sans inquiéter les écologistes.
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Association Culturelle des Jeunes
Colombes Fang de Makokou |
Comment y aller
En
avion : Air Gabon, 77 000 F CFA
aller-retour, tarif week-end 50 400 F CFA (2 vols par semaine, en 50 mn. Agence Air Gabon sur place, tél. 90 31 23
En voiture : 600 km de
Libreville. Le trajet est long et difficile. La route
est très bonne jusqu'à Ndjolé, bien que montagneuse et plus dangereuse
qu'il y paraît. Le tronçon Ndjolé-Lalara, en revanche, est très difficile
(goudron détérioré). Après Lalara on retrouve une piste de latérite carrossable
mais la traversée des ponts demande une très grande prudence. Il l
compter entre 8 et 9 heures de route très fatigante pour le conducteur, en
véhicule 4x4 obligatoirement.
Makokou
pratique
Gendarmerie : tél. 90 30 37
HôpitaL : tél.903144
Pharmacie : de l'lvindo 90 31
23.
Il n'y a pas de banques.
A
voir et savoir
Petite ville à
l'habitat dispersé et traversée par l'Ivindo, Makokou est divisé en quartiers
autour de la voie axiale. on a l'impression d'une ville à la campagne, où les
prairies jouxtent les administrations .
Qu'y a t-il à voir à Makokou ? Plus qu'une ville, des gens ! Chaleureux,
passionnants, pleins de sagesse et de recul, d'une grande authenticité, ils
sauront vous faire aimer ce lieu. Mais si vous ne faites que passer, cherchant
la rentabilité d'une visite touristique, vous n'y trouverez pas votre
compte si facilement.
Vos
emplettes
Au quartier Mbolo, un sculpteur kota vous propose ses
productions
comme le masque heaume des Kota-Mahongwé, à tête de chouette et aux
ailes largement déployées. La hotte bakota, en lianes tressées, à fond
ovale
et montants à claire-voie est d'une facture originale.
Vos
agapes
Au marché central, vous pourrez goûter à des mets
locaux appréciés tels
le "saka saka", feuilles de manioc pilées avec du poisson et des
crevettes
ou le "paquet de concombre", cuisiné à base de graines de petite
courge pilées mélangées à de la viande, du poisson ou des crevettes, et cuit
dans la feuille de bananier.
Moins
cher (de 3 500 et 5 000 F CFA )
Restaurant Ephrata, chez Justine : demander "la maison de l'architecte", c'est au-dessous (près
de l'Alliance Chrétienne, vers l'lvindo). Il
est préférable de commander à l'avance. Très bonne cuisine africaine.
Snack-bar Les trois palmiers, à côté de la
station essence de M. Oestereich, sur la route de l'aéroport. Tél. 90 32 32.
Ambiance musicale. Repas
sous terrasse couverte dans un joli cadre. Cuisine européenne simple, bon
rapport qualité-prix.
Restaurant Les rochers, chez Jean-Marie Makoko, quartier M'Bolo.
Cuisine européenne. On y mange les légumes de son potager.
Restaurant La Liboumba : au Relais de l'lvindo. A l'image de l'hôtel, ce fut sans doute un bon restaurant...
Deux petits "maquis" sénégalais sur le marché central.
Vos nuits
5000
F CFA
Mission catholique : tél. 90 31 64. Deux chambres d'hôtes
ventilées et spacieuses avec lavabos, douches, coin bureau. Cadre et
environnement
paisible et agréable. Pas de petits déjeuners.
De 8 000 à 12 000 F CFA
Chambres à louer par l'Assemblée Départementale de l'lvindo. BP 75
Makokou, tél. 50 32 05. Quartier M'Bolo,
en face de la poste. 10 jolies
chambres climatisées, construction récente. Bon rapport qualité-prix.
Relais de l'lvindo : sur le bord du fleuve. Tél.
90 30 04. Très beau cadre
mais intérieur très dégradé. Sur 34 chambres, 20 seulement sont encore
en service. Climatisation en panne. Une partie est désaffectée, l'autre est
pratiquement insalubre.
Comment
se déplacer
Taxi
: en ville. Une dizaine de taxis plus ou moins
rafistolés aux noms
évocateurs. Taxi-brousse : quartier Bordeaux, sur la route de Mekambo,
rive gauche
du fleuve. Départ de pick-up pour Franceville et Mekambo. Pour louer
un véhicule, demander Rigobert.
Location de pirogues : pour
remonter l'lvindo, chez Monsieur Oestereich,
tél. 90 33 94, à la station essence sur la route de l'aéroport. Pour
descendre
l'lvindo vers les grandes chutes, louer une pirogue à partir de Loa Loa.
VA'GABONDAGE
Par la route, sur les pistes dans la forêt, en pirogue
sur le fleuve, le
dépaysement est complet et l'impression de "l'Afrique profonde"
encore intacte. Il ne faut pas hésiter à pratiquer la randonnée avec sac à
dos
et pique-nique. N'oubliez pas les provisions d'eau, la crème anti-moustiques,
et un nécessaire pour la nuit en brousse car dans les villages, les
habitants sont très accueillants. Amateurs de tourisme "organisé tout confort",
s'abstenir !
Un conseil : afin de ne pas effaroucher les animaux lors des balades en
forêt, se vêtir de couleurs sombres, marron ou vert, pantalon et chemise
ou polo en coton confortables et bonnes chaussures de marche fermées,
Les oiseaux : si vous voyagez en décembre-janvier,
un spectacle vous étonnera ! A partir de la berge de l'lvindo, au niveau de l'hôtel
"Relais de l'lvindo", chaque soir un spectacle insolite s'offre à
vous : des milliers d'oiseaux
migrateurs, sortes de petites hirondelles grises et trapues, très bruyantes,
se rassemblent et montent dans le ciel, telles un cyclone, tournoyant plusieurs
fois avant de s'abattre brusquement, comme elles étaient venues,
sur les hautes herbes de la berge. Impressionnant comme un Hitchcock.
La mission catholique : créée en 1946, elle est située non loin de la Place
de l'Indépendance, au coeur de la ville. Précédemment située à
Booué.
elle fût transférée à Makokou après la dernière guerre mondiale. Les bâtiments
en briques rosés de fabrication locale s'étagent sur une colline verdoyante
non loin des berges de l'lvindo. Dans ce cadre paisible et agréable, l'église
Notre Dame des Victoires, construite en 1966, présente sa façade triangulaire
large et stable, percée de cinq hautes fenêtres à
vitraux colorés. Un campanile indépendant complète l'édifice. La messe
matinale y est chantée, en français et en langue locale. Cinq pères spiritains et trois soeurs partagent la concession. Ces dernières s'occupent di
dépôt de médicaments, de l'école, et l'une d'elles est sage-femme. Vous y serez accueillis avec chaleur et bonhomie.
A rencontrer : la Christian and
Missionary Alliance réserve, elle aussi
un accueil chaleureux aux visiteurs. Les pasteurs David et Térésa Bil
sillonnent la région pour évangéliser les villages. Connaissant bien
le
lieux, ils peuvent vous conseiller et donner des renseignements utiles su
les visites de la province.
Une autre personne-ressource, et non des moindres, est Sally Lahn
écologiste passionnée et fascinante, résidant à Makokou, dans la
concession de la mission catholique. Elle effectue des recherches dans toute
les provinces gabonaises et a fait l'inventaire des animaux de la forêt
d
Minkébé dans le nord du Gabon. Sillonnant le pays par tous les moyen
de locomotion et aussi à pied au coeur de la forêt, elle a une
connaissance fine et précise de la région et peut éventuellement organiser des
excursions pour les passionnés de la faune africaine et de
randonnées hors du commun. On peut la joindre à la mission de Makokou, tél.
903164.
Ekeï, Boka Boka et les Monts Mbengoué, une journée. Ce mont, appelé aussi "montagne de
fer", culmine à 900 m. Après 3 heures environ de route en 4x4, il faut
compter lh30 à 2 h de marche pour atteindre le sommet. On y trouve d'anciens
hauts fourneaux faits par les Bakota. Sur le mont, des grottes de grande
dimension peuvent être visitées. La curiosité de ce lieu, pour les amateurs
d'ornithologie notamment, est la présence
d'un oiseau rare, connu seulement au Cameroun, en Guinée Équatoriale, au Gabon
et au Nigeria : le picatharte. Il s'agit d'un oiseau de grande taille, peu
farouche, qui vit dans les sous-bois. Son plumage est d'un beau gris sur le dos
et les couvertures des ailes, orangé sur le ventre. Un triangle noir délimite
deux zones vivement colorées sur sa tête : une frontale bleu ciel, une plus
large vers l'arrière, rosé intense. Son cou et ses pattes sont fins et élancés
et sa silhouette gracieuse. Il est assez silencieux.
En remontant l'ivindo jusqu'à Mayibout, 1 jour à 1 jour et demi. En
louant une pirogue à Makokou, la remontée de l'ivindo est aisée car il n'y a
pas de rapides. Le fleuve est large et paisible, bordé de végétation dense.
Arrivé à Mayibout, village de pêcheurs au coeur d'une zone aurifère, il faut mettre pied à terre, et là, le tourisme
sportif commence. L'environnement est montagneux et forestier. Les
brumes fréquentes ajoutent au mystère
et au dépaysement total. La faune est abondante, et l'on peut voir éléphants, gorilles et chimpanzés. Les populations
pygmées vivent dans ' les forêts
avoisinantes. Les anciens bâtiments de la SOMIFER attestent de l'activité
passée. Si l'on dispose de temps, la visite des grottes est a conseillée. L'une d'elles est très
connue pour sa population de chauves-souris : on en dénombre un millier, qui y
entrent le matin et en sortent le soir. Le spectacle est long et impressionnant
! Les grottes sont vastes et doivent être visitées en saison sèche. On peut
dormir chez le chef du village à Mvadi. Il faut au préalable emporter un
équipement de campeur, nourriture, eau, moustiquaire et une bonne torche.
Les "chutes" ou rapides de Loa Loa, 1 heure. Les chutes de
Loa Loa se trouvent à 7 km de Makokou. Après avoir loué une pirogue à
moteur, la descente débute sur le fleuve large et calme, bordé de forêt
secondaire et de clairières. L'ivindo s'élargit ensuite, formant deux bras
entourant des îlots boisés. On se retrouve entre ciel, forêt et eau, dans un
environnement envoûtant, presque hostile. Le miroir noir d'encre et brillant de
l'eau reflète parfaitement les masses sombres des berges, et l'horizon est
toujours barré par une multitude d'îles à la végétation inhospitalière. De
nombreux tourbillons obligent le piroguier, très habile, à louvoyer. En
fonction des saisons, la végétation se pare de couleurs. Partout une forte
senteur végétale ajoute à cette "fête des sens" et à cette
impression de lieu fantastique que crée cette nature toute puissante, close sur
ses mystères.
Les chutes de Kongou, 1 journée. Se rendre à Loa Loa par la route (7 km) pour y louer une pirogue à
moteur. La descente du fleuve est ponctuée de nombreux rapides. Il faut compter
3 heures et demie pour arriver aux premières chutes, la remontée est un peu
plus lente (compter 4 heures). En saison sèche, la traversée est plus
difficile et aussi plus dangereuse : le coéquipier du piroguier doit
constamment, à l'avant de l'embarcation, sonder le fond avec une pagaie afin d'éviter les nombreux rochers. Le paysage est toujours
très verdoyant et la végétation dense. Des îles encombrent le lit du fleuve.
Quelques petits campements de pêcheurs, très sommaires, sont l'occasion d'une
halte sur les berges. A proximité des premières chutes, on doit accoster et
poursuivre la balade à pied. Les cataractes sont impressionnantes, barrant
toute la largeur du fleuve, en un tumulte de flots cascadant sur de gros
rochers. Après environ 20 minutes de marche en forêt, on atteint les secondes
chutes, de même intensité. Il ne reste plus qu'à remonter. C'est l'aventure
à chaque instant, il faudra traverser les forts courants et quelquefois pousser
la pirogue, quand les eaux sont très basses... Prévoir une soirée détente
après cette épopée !
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