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La réserve de la lopé



Très peu développé au Gabon, l'éco-tourisme fait, néanmoins, ses premiers pas. Dans la province de l'Ogooué lvindo (Nord-Est). Et principalement dans la réserve naturelle de la Lopé.   Lancé en 1992, le projet de conservation et d'utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers en Afrique Centrale (Eco-Fac) se développe    lentement, mais sûrement  sur le site de la Lopé. Bénéficiant de   l'apport institutionnel de la brigade de la faune et de la flore, ce projet   est financé par l'Union Européenne.   
Le principal objectif dudit projet est de mettre en valeur la réserve   de la Lopé, par la création d'emplois durables, grâce au développement   et à la promotion de l'éco-tourisme. Au-delà de son aspect "récréatif",   ce projet comporte un volet pour la recherche scientifique. Notamment, l'inventaire des singes, des gorilles, de la végétation et des vestiges historiques. Des études anthropologiques sont également en cours.   Le projet Eco-Fac couvre 500 000 hectares  dont un plateau central de 150 000 ha  à travers les savanes et les contreforts jouxtant la   chaîne de montagnes accoudées au Mont Brazza.  
Dès le lancement effectif du projet, l'Union Européenne a investi 1,3 milliards de francs CFA. Somme devant servir à l'amélioration du  site afin d'attirer les touristes.  

Grâce à des structures d'accueil adéquates. Ainsi seront construits, pour le projet proprement touristique, 25   kilomètres de sentier pédestre, une vingtaine de miradors pour   l'observation des animaux en toutes saisons...   Renfermant plusieurs epèces d'animaux  éléphants, buffles,   phacochères, gorilles, singes...    et de nombreuses variétés d'oiseaux, l'accent a été mis sur la formation des communautés villageoises des abords de la Lopé.   Près de 100 travailleurs, recrutés localement, oeuvrent   à Eco-Fac. Et une ONG, pilotée par des villageois, a été constituée pour   gérer, à long terme, cette exploitation touristique.

 

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