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Economie
Le Gabon
dispose de ressources naturelles importantes (bois, pétrole, phosphate, manganèse...)
La faune et la flore représentent des potentiels
touristiques non négligeables.
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L'économie du Gabon est dominée par le pétrole. Le secteur public et parapublic
qui représente 70% des emplois gabonais est lié en effet au secteur pétrolier
puisque celui-ci alimente les caisses de l'Etat au titre de la fiscalité
directe et indirecte à hauteur de 60% des recettes publiques. Depuis 1985, le
Gabon a traversé une crise économique et financière qui a pour origine la
baisse conjuguée du prix du baril de pétrole et du cours du dollar américain.
Le remède à la fragilité de l'économie réside dans le développement des
autres secteurs d'activité.
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La dévaluation du franc CFA en janvier 1994 a
entraîné des résultats intéressants sur les filières locales (hevéaculture,
café, cacao) et surtout sur l'exploitation et la transformation du bois. Elle
n'a pas eu d'incidences en revanche sur le pétrole et .les minerais dont le
cours est exprimé en dollar. La hausse du prix des produits importés, non
compensée par l'augmentation des salaires, a entraîné une baisse du pouvoir
d'achat et du niveau de vie des Gabonais, surtout en milieu urbain.
Le pétrole
Jusqu'au début des années 70, l'économie du Gabon était dominée par les
activités forestières et minières (manganèse et uranium). La production du pétrole,
exploité dans les provinces de l'Ogooué-Maritime et de la Nyanga, débuta
dans les années 60. En 1977, elle dépassait 10 millions de tonnes. Depuis la découverte
du gisement de Rabi-Kounga, elle a atteint les 18 millions de tonnes en 1996.
Cette ressource représente 45% du PIB et 80% des exportations.
Les mines
On dit souvent que le Gabon est une "aberration géologique", tant les
richesses minières concentrées sur ce petit territoire sont importantes ! Fer,
manganèse, uranium, or, diamant, plomb, zinc, titane, oxydes métalliques. ..
La diversité des structures géologiques du terrain explique ce l phénomène.
La mise en valeur de ces ressources est difficile, l'accès aux l sites étant
limité par le manque de moyens de communications.
Quelques
chiffres :
Le fer des Monts Belinga : 0,3 % des réserves de fer du monde. N'étant pas
relié au reseau ferroviaire, il n'est pas exploité. L'uranium de Mounana : l %
des exportations du Gabon en 1996. Le manganèse de Moanda : 2,5 % des réserves
mondiales. Gisement de niobiam (métal entrant dans la fabrication des aciers spéciaux)
: 2" position mondiale. Le Gabon possède aussi ce que l'on appelle des
"terres rares", oxydes métalliques qui sont utilisés en sidérurgie,
dans l'industrie pétrolière et dans les hautes technologies. L'uranium :
depuis plus de trente ans la COMUF (Compagnie des Mines d'Uranium de
Franceville) extrait, traite et exporte de l'uranium. On évalue la production
totale des différents gisements de la région à 25 760 tonnes d'uranium. La
production est en déclin, 929 tonnes en 1988 et 568 tonnes en 1994. Après
conditionnement, il est expédié vers l'étranger (dont 60% en France) à
partir du port d'Owendo, au sud de Libreville. Le manganèse : il fut découvert
en 1934 dans la vallée de l'Ogooué. Créée en 1953, la COMILOG (Compagnie
Minière de l'Ogooué) débuta l'exploitation du manganèse en 1962, après la
construction du téléphérique. ' Située à l'est de Moanda, sur le
plateau de Bangombé, le minerai est ' extrait à ciel ouvert. La
production de 2,5 millions de tonnes par an repré' sente 6% des
exportations du pays et le place au troisième rang des exportateurs mondiaux.
Depuis 1988, le Transgabonais permet son évacuation vers le port minéralier d'
Owendo.
L'agriculture
A la différence de nombreux pays africains, l'agriculture est peu développée
au Gabon. Traditionnellement, les populations avaient une économie de
subsistance, liée à la pêche, à la chasse et à la cueillette. Elles
pratiquaient aussi la culture itinérante sur brûlis, dans la forêt, avec des
moyens
techniques rudimentaires : machette et hache. Cette production, destinée à
l'autoconsommation, n'est plus adaptée aux besoins des villes. L'exode rural,
important entre 1970 et 1980, a entraîné l'européanisation ' des modes
de consommation en zone urbaine. L'État a préféré les programmes
agro-industriels au détriment des petits l projets de cultures vivrières.
De plus, le manque d'infrastructure routière n'a pas facilité la circulation
des produits agricoles. Jusqu'à une période récente, les "pétrodollars",
permettaient l'importation des denrées alimentaires. Cette politique a entraîné
une forte dépendance du Gabon vis-à-vis des pays africains voisins et de
l'Europe. Ainsi les populations urbaines doivent encore importer plus de 80 %
des biens de consommation et d'équipement. Les cultures vivrières :
aujourd'hui, l'Etat, confronté à l'échec des grands complexes
agro-alimentaires a réagi en favorisant le développement rural. L'Institut
Gabonais d'Appui au Développement (IGAD), fondé en 1992, a pour mission de développer
le maraîchage, l'élevage et les cultures vivrières à destination des
villageois et des jeunes autour des grandes villes. Des emplois sont ainsi créés
tout en favorisant une agriculture sédentaire protectrice de l'environnement.
Les cultures maraîchères se développent depuis une dizaine d'années autour
de trois sociétés : Agripog à Port-Gentil, Sosuho près de Franceville et Hévégab
dans le Woleu-Ntem, à Kango et bientôt à Mounana. Les cultures de rente :
orientées vers l'hévéa, le palmier à huile, le café, le cacao, la canne à
sucre, elles ont un poids économique encore faible. Le cacao et le café sont
parmi les plus anciennes cultures d'exportation. Hévégab permet au Gabon de pénétrer
le marché mondial très porteur qu'est celui du latex. Agrogabon, société de
développement du palmier à huile, a été créée en 1976. Elle a pour
vocation de satisfaire les besoins nationaux en produits oléagineux et leurs dérivés.
L'élevage
L'élevage bovin : le Gabon n'a pas de tradition dans l'élevage. Les
besoins toujours croissants des villes ne sont pas satisfaits. Dépendant des
marchés d'importation en viande, le Gabon tente de mettre en place des
programmes d'élevage. La société Sogadel possède 3 ranches bovins pour l'élevage
extensif dans la Nyanga, le Haut-Ogooué et la Ngounié. L'élevage avicole
assure 70% de la consommation nationale, grâce à la Société Meunière et
Avicole du Gabon (SMAG) et à la Société Industrielle d'Agriculture et d'Élevage
de Boumango (SIAEB).
La pêche
Les poissons sont très appréciés par la population. Cependant, il y a peu de
pêcheurs gabonais en mer, la plupart sont originaires des pays voisins. La pêche
industrielle est effectuée en mer par quelques sociétés qui exportent la
majorité de leur production ! La pêche artisanale est destinée à la
consommation locale. Elle se pratique à la ligne et au filet, de jour et de
nuit, selon la lune et les marées. En fonction des techniques, les pêcheurs
attrapent mérous, daurades, rouges, bécunes, thons, gros capitaines, bars ou
de plus petits poissons comme mulets et sardines vendus frais, salés ou fumés.
Sur Libreville, on compte un millier de pêcheurs et environ 500 pirogues. La
pisciculture en eaux douées a été introduite au Gabon, notamment dans le
Woleu-Ntem. Depuis 1986, parallèlement aux efforts accomplis dans le domaine de
l'agriculture vivrière, la pisciculture en bassin de terre se développe.
Aujourd'hui, plusieurs projets fonctionnent bien, notamment dans la région des
lacs près de Lambaréné, mais aussi à Bitam au no1rd
et dans le Haut-Ogooué. Cependant la production est insuffisante.
Les régions
naturelles
La forêt
Elle
occupe 75 % du territoire gabonais, soit 22 millions d'hectares dont 12,5
millions sont exploitables. La biodiversité est grande, environ 400 essences
d'arbres sont inventoriées dont certaines sont endémiques, comme l'okoumé. La
forêt primaire, héritée d'une lointaine période beaucoup plus humide, est à
demi-obscure. Sa richesse floristique est grande, avec de très hauts arbres de
bois durs, de près de 50 mètres de haut aux troncs droits et longs comme des
colonnes, couverts jusqu'à la cime de lianes et d'épiphytes. Sa canopée est
à l'étude pour la richesse de sa faune. A terre, l'obscurité ne permet pas le
développement de feuillages et d'arbustes, ainsi le sous bois est dégagé et
facilement pénétrable. L'équilibre de cette grande forêt sempervirente est
fragile. En effet, l'agriculture sur brûlis et l'exploitation forestière ont
entraîné son recul. La forêt secondaire a remplacé la forêt primaire sous
l'effet du défriche ment. On la rencontre en lisière des blocs forestiers,
dans les vallées à l'emplacement des zones cultivées dans le passé. Elle se
remarque par l'enchevêtrement végétal des lianes, des fougères, des
arbustes... Cette sylve est composée d'essences très différentes des espèces
rencontrées dans la forêt primaire. On y dénombre de nombreuses familles
d'arbres à bois tendre et à croissance rapide comme l'okoumé et l'ozigo dont
l'exploitation est une des grandes richesses du Gabon, l'okala dont l'écorce
est utilisée pour la construction des cases, le fromager, le palmier à
huile...
L'exploitation des massifs forestiers est réglementée par l'Etat qui détient
la plus grande partie des zones boisées. Afin de protéger l'environnement, un
plan d'aménagement durable de la forêt est mis en place. Les sociétés
doivent obtenir un permis d'exploitation qui leur est prioritairement accordé
s'ils assurent la transformation sur place des grumes de bois durs.
La savane
Elle occupe environ le cinquième du territoire. Sa végétation est formée de
hautes herbes, d'arbustes et de quelques arbres disséminés. Elle s'étend
principalement dans la moitié méridionale du pays. Les plaines herbeuses de
l'Ogooué-Maritime hébergent des troupeaux de buffles et d'éléphants.
La
mangrove
C'est une forêt littorale baignée par des eaux saumâtres. Elle est peuplée
de palétuviers, petits arbres aux nombreuses racines aériennes enchevêtrées
qui la rendent impénétrable.
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