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Bitam
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Située
à l'extrême Nord du Gabon, dernière ville avant le Cameroun, Bitam présente
un visage cosmopolite, les habitants des trois pays frontaliers
vivent et travaillent ensemble. On a cru, il y a quelques années, qu'elle
allait devenir une cité-dortoir, mais la ville a su se tourner vers l'avenir et
développer une économie performante. La société Hévégab, en créant des
centaines d'emplois, permet à une partie de la population jeune de rester dans
la province.
Comment
y aller
En voiture : à 75 km d'Oyem vers le nord. La route est en excellent état, on peut la parcourir en
berline ou en taxi (2 500 F CFA), Elle traverse de nombreux villages fang,
ainsi que la forêt, encore plus dense qu'ailleurs, qui se dresse comme des murs
de verdure, protégeant les anciennes plantations de cacao.
En avion : Air Gabon, 77 000 F CFA
aller-retour, tarif week-end 50 400 F CFA. Trois vols par semaine, en 40
mn. Agence Air Gabon sur place, tél. 96 80 70.
Air Service, 77 000 F CFA
aller-retour, tarif week-end 53 200 F CFA, 2 vols par semaine, en lh35.
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Bitam pratique
Gendarmerie : tél. 96 8161.
Hôpital: tél. 96 81 21.
Pharmacies : Tomo 96 81 20.
A
voir et à savoir
Plus petite qu'Oyem, peuplée de 7 400 habitants, Bitam est une ville vivante,
pleine de couleurs, de bruits, de mouvements...
Vos
agapes
Chez Nestor : type maquis, on est surtout séduit par sa
bonne humeur et son désir de plaire et de bien faire. C'est propre et simple.
On y mange très copieusement pour l 500 F CFA par
personne.
Restaurant du 30 octobre : route d'Oyem, à gauche en entrant en ville.
Vos nuits
Hôtel
des Voyageurs: "Chez Rachel" : tél. 96 80 20. Facile à trouver, c'est comme le
marché, on y tombe dessus juste en arrivant. Tenu par M. et Mme Hauger, bien
connus sur la place, c'est à eux qu'appartient aussi l'auberge d'Ayembe-sur-Ntem
. On est surpris par le panneau au
comptoir "ne pas confondre bidet et WC", on comprend mieux en visitant
les chambres climatisées ou non, les deux sanitaires, sont très près l'un de
l'autre ! Pour manger, il vaut mieux prévenir.
Vos
nuits blanches
Night-Club
La Canne à sucre
: juste à côté de l'hôtel des Voyageurs, bonne
ambiance.
VA'GABONDAGE
L'église
du Sacré-Cœur : construite en 1931, elle est l'annexe de
Sainte-Thérèse d'Angone. Elle est située à l'entrée de Bitam, et en plus de
l'accueil chaleureux qu'on y reçoit, on découvre :
Le
Musée du Père Fidèle : Fidèle Okoué-Ngou, auteur de nombreux
écrits sur les traditions fang (dont nous nous sommes inspirés) et sur l'art
religieux gabonais, est le prêtre de cette paroisse, mais aussi le gardien du
Musée des Antiquités Gabonaises de Bitam. Toute sa vie, il a parcouru son pays
à la recherche d'objets de la culture gabonaise, a acheté, échangé et
conservé ce qui est aujourd'hui sa collection personnelle. Il est heureux de
raconter l'histoire de chaque pièce et peut parler des heures durant des
bijoux, poteries, armes, statuettes béré, masques, cithares, balafons, Mvet,
tam-tam et de tant d'autres choses...
Détour à Eboro : à 30 km de Bitam, Eboro est le poste-frontière.
Le village est séparé du Cameroun par le Ntem. La route est belle, il y a
plusieurs barrages douaniers, mais si vous ne transportez pas de marchandises on
ne vous arrête pas. Bananes plantains, fruits et légumes divers consommés à
Libreville passent par là. Tous les mercredis et samedis, un marché se tient
à 6 km de la frontière côté Cameroun et attire de nombreux gabonais. On peut
passer la frontière pour 400 F CFA par personne, en pirogue, à la
rame, il y a du courant et beaucoup d'amateurs.
Hévégab : avec sa plantation de plus de 2 000 hectares sur
le territoire de Bitam, où vivent 1600 personnes, la société Hévégab permet
à la région d'accroître ses revenus. Tout comme les plantations de Mitzic et
de
Kango, il est possible de la visiter, d'y dormir et et d'y manger. Chacun des
sites possède son propre club avec chambres, salle de restaurant et cuisinier.
La plantation peut se visiter en VTT (en apporter si vous en avez), un guide
peut vous accompagner, il est évident qu'il faut faire attention à ne rien
détériorer, surtout les arbres. A Bitam, une ferme piscicole expérimentale
permet l'élevage des tilapias. Les visites sont intéressantes et c'est un
point de chute confortable et abordable.
Renseignements et réservations au moins une semaine à l'avance à la direction
d'Hévégab à Libreville, tél. 72 08 37.
Prix : 10 000 F CFA la chambre, 5 000 F CFA le repas.
L'auberge d'Ayembe-sur-Ntem : à 25 km de Bitam, direction
Eboro, prendre l'embranchement sur la droite qui conduit à Doan. Bonne route en
latérite. A 13 km de l'embranchement, dans le village de Doan, une piste de 4
km sur la gauche permet d'accéder à l'auberge d'Ayembe. En saison des pluies,
la piste est inondée 300 mètres avant d'arriver à l'auberge. Pas de panique,
tout est prévu ! N'essayez pas de vous aventurer même si vous possédez un bon
4x4, l'eau atteint jusqu'à un mètre cinquante de hauteur ! Garez-vous et
klaxonnez. Une pirogue et un radeau viendront vous chercher avec vos bagages !
Située au milieu d'une plantation d'arbres fruitiers et au bord du Ntem,
l'auberge ressemble à un chalet et possède une basse-cour. Les chambres sont
bien aérées et ont toutes
une moustiquaire. Il faut compter environ 8000 F CFA la
chambre. Du restaurant, la vue est superbe sur le Ntem. Un repas complet coûte
environ 7000 F CFA
par personne, c'est très bon. C'est l'endroit idéal pour faire une halte de 24
heures ou pour un week-end de repos. Il est possible de faire des balades à
pied dans les environs ou en pirogue (elle est assez précaire) sur le Ntem.
Réservations : s'adresser à Mme Rachel Hauger, à l'hôtel des Voyageurs de
Bitam. Tél. 96 80 20.
Minvoul : point ultime avant les immenses forêts et les monts
Kokaméguèl et Minkébé, cette ville est plutôt difficile d'accès en saison
des pluies car les pistes sont en mauvais état. Minvoul est à 130 km de Bitam
(2 à 3 heures de route) et à 160 km d'Oyem. On peut voir à 2 km de cette
agglomération un village de Pygmées, "spécial touristes", qui
accueille les visiteurs à condition d'être prévenu à l'avance. Pour cela, il
faut s'adresser au curé de Minvoul, qui les connaît très bien ou qui
conseillera un guide. Pour plus d'authenticité, mais avec plus de difficultés,
on peut marcher pendant une journée accompagné d'un guide. On verra d'autres
villages pygmées au fin fond de la brousse et leurs huttes en forme d'igloo
couvertes de feuilles. Dans tous les cas, ne pas oublier les cadeaux...
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